Le débrayage national était organisé à l'appel de partis politiques et de la centrale syndicale historique, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), pour marquer les obsèques de cette figure politique anti-islamiste très médiatisée depuis la révolution de 2011, tuée mercredi par balles. Le dernier appel à une grève effective de cette ampleur remonte au 14 janvier 2011, participant à la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, qui avait pris la fuite ce jour-là vers l'Arabie saoudite.
Lire aussi:
» Meurtre de l'opposant tunisien Chokri Belaïd
» Meurtre de l'opposant Chokri Belaïd: la Tunisie en colère
» Tunisie: le premier ministre annonce la formation d'un gouvernement de technocrates
L'assassinat de Chokri Belaïd, sans précédent dans les annales contemporaines, a déclenché deux jours de violences opposant policiers et manifestants à travers le pays. Un policier y a été tué. L'opposant doit être inhumé en début d'après-midi à Djebel Jelloud, banlieue du sud de Tunis, après une procession. La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège.
La crise politique s'aggrave
Ce meurtre a aggravé la crise politique. Le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali a appelé mercredi soir à la création d'un gouvernement restreint de technocrates ce que son propre parti, Ennahda, a rejeté fermement. La présidence a indiqué jeudi ne pas avoir "reçu de démission du Premier ministre, ni les détails d'un cabinet restreint de technocrates" et M. Jebali n'est pas apparu en public depuis 36 heures.
Lire aussi:
» BLOG. L'erreur islamiste du modèle tunisien
» BLOG. Un tournant historique qui menace la démocratie en Tunisie
» BLOG. Tunisie: une révolution avortée

Suivez en direct la grève générale et les funérailles de chokri belaïd dans notre live: