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vendredi 22 mai 2026

Le Monde Moderne - La Quotidienne - Annonces du gouvernement sur la hausse des prix à la pompe - Vendredi 22 mai 2026

 

Annonces du gouvernement sur la hausse des prix à la pompe

La santé des soignants, le désamour pour le livret A, l'abrogation du Code noir, la censure des ZFE.

 
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Annonces du gouvernement sur la hausse des prix à la pompe

Lors d’une conférence de presse, le gouvernement a présenté de nouvelles aides ciblées et des “mesures de soutien à l'activité” pour les semaines à venir.

“Cette guerre, d’une manière ou d’une autre, va durer” a d’abord mis en garde Sébastien Lecornu. “Soit de manière froide, soit par une reprise du conflit”, a poursuivi le Premier ministre. Le chef du gouvernement a assuré que, dans le scénario le plus optimiste, “qui n’est pas celui qu’il retient forcément”, le retour à la normale interviendra entre “l‘été et l’automne”. Il a pris soin de préciser qu’un “scénario noir” est également envisagé.

Pour cela, la stratégie “mois par mois” appliquée jusqu’à présent avec des annonces en avril, puis en mai, est terminée. Il faut “commencer à donner une perspective”, a prévenu le Premier ministre, ajoutant que le gouvernement “ne change pas de philosophie” sur les aides, mais “d’échelle”.

“Nous renforçons et simplifions” la prime carburant, a annoncé le gouvernement. Cette aide défiscalisée et désocialisée qui peut être versée aux salariés par les employeurs va voir son plafond doubler, passant de 300 à 600 euros. Alors que cette prime était jusqu’à présent versée par les employeurs aux salariés non desservis par les transports en commun, il n’y a à présent plus aucune condition préalable pour y accéder.

Les aides sectorielles pour venir en aide aux professions les plus touchées (agriculteurs, pêcheurs, transporteurs...), sont prolongées “pour trois mois”, soit jusqu’à fin août. L’aide “grands rouleurs”, une indemnité carburant de 50 euros destinée aux travailleurs modestes dont le formulaire de demande sera ouvert le 27 mai, est aussi “prolongée pour trois mois”.

Le BTP, qui voit, comme les autres secteurs, les aides sectorielles prolongées pour trois mois, voit également un élargissement du dispositif, qui prévoit une aide à la pompe d'environ 20 centimes sur le gazole non routier pour les entreprises de moins de 50 salariés. Jusqu'à présent, il concernait les entreprises comptant jusqu'à 20 salariés.

“Dans l’idée de réduire la vulnérabilité du secteur à la hausse du prix des carburants”, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un bonus écologique spécifiquement dédié aux chauffeurs de taxi. Il faudra cependant que le véhicule en question soit “assemblé au sein de l’espace économique européen” .

Les aides à domicile vont connaître une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour qu’elles atteignent 20 centimes d’euros par litre de carburant. Les indemnités kilométriques étaient jusqu’à présent d’une trentaine de centimes par kilomètre selon le véhicule. Cette revalorisation représente environ 200 euros supplémentaires annuels pour une professionnelle qui parcourt 10 000 km par an.

Un programme de leasing automobile social “sera dédié aux aides à domicile”, pour un coût mensuel de 50 à 100 euros par mois en fonction des modèles.

Les indemnités kilométriques atteindront aussi 20 centimes par litre de carburant pour certains agents publics qui utilisent leur voiture pour aller travailler (professeurs remplaçants, AESH...) “entre le 1er juin et le 31 décembre”.

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La ministre de la Santé annonce des mesures pour améliorer la santé des soignants

La ministre de la Santé a annoncé treize mesures pour améliorer la santé des soignants. Médecins, infirmiers ou aides-soignants tombent plus souvent malades et se soignent moins bien que le reste des Français. Stéphanie Rist veut les inciter, ainsi que leurs employeurs, à prendre soin d’eux.

Dans un rapport commandé par le gouvernement et publié en 2023, 64% des professionnels de santé se disaient fatigués, 79% rencontraient des problèmes de concentration, 60% souffraient de douleurs chroniques et plus d’un sur deux a connu un épisode d’épuisement professionnel. Plus de la moitié des soignants consomment de l’alcool, du cannabis ou des anxiolytiques.

Pour inverser cette tendance, le ministère de la Santé lance ces mesures, axées sur la prévention, l’activité physique, la nutrition, le sommeil, sans aborder, pour l’heure, la charge de travail ou les effectifs. Tout cela commence dès la formation avec un nouveau module intitulé “être acteur de sa propre santé” qui sera intégré au cursus des étudiants.

Le ministère de la Santé prévoit également la mise en place d’un numéro d’appel gratuit avec au bout du fil des gens pour écouter les soignants et les orienter. Il s’agit aussi de leur garantir l’anonymisation des données de santé pour les inciter à se faire soigner dans leur propre hôpital ou clinique.

Les Livrets A enregistrent leur pire mois d’avril depuis 2009

D’autres formes d’épargne sont désormais privilégiées. Les Français ont continué de piocher dans leurs Livrets A au mois d’avril, lui préférant d’autres produits d’épargne plus rémunérateurs. L’encours a reculé de 1,28 milliard d’euros, soit le quatrième mois consécutif de baisse et le pire mois d’avril depuis 2009.

La somme totale déposée sur les quelque 58 millions de Livrets A reste cependant conséquente, à 445,2 milliards d’euros. Les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS), au taux identique à celui du Livret A (1,5% depuis février), ont vu les retraits excéder les dépôts de 250 millions d’euros. L’encours à fin avril était de 165 milliards d’euros.

Au total, près de cinq milliards d’euros se sont évaporés de ces deux produits d’épargne réglementée depuis le début de l’année, le montant le plus important en 18 ans. Ils pâtissent principalement de la faiblesse de leur taux de rémunération, divisé par deux en à peine un an.

Les sommes déposées sur les Livrets A et les LDDS sont destinées au financement du logement social et à la politique de la ville. Mais la diversification des investissements promue par la Caisse des dépôts, au profit par exemple du financement prochain de six nouveaux réacteurs nucléaires, fait débat.

Emmanuel Macron soutient l’abrogation du Code noir

Son maintien “est comme devenu une faute”, “une trahison de ce qu’est la République”. Emmanuel Macron a soutenu l’abrogation symbolique du Code noir, engagée par le Parlement. Lors d’une réception à l’Elysée pour le 25e anniversaire de la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, il a demandé au gouvernement “de faire sienne la proposition de loi” adoptée à l’unanimité en commission et débattue le 28 mai à l’Assemblée nationale.

Cet ensemble d’édits royaux, datant du XVIIe et XVIIIe siècles, organisait l’esclavage. Devenus caducs et sans effets juridiques, ils n’ont toutefois jamais été formellement abrogés.

Emmanuel Macron a par ailleurs évoqué longuement sa réflexion “inachevée” sur le sujet sensible des réparations pour l’esclavage, qui à ses yeux passent d’abord par la “reconnaissance”. Si cette “immense question”, ne doit pas être éludée, “il ne faut pas non plus faire de fausses promesses”, a-t-il affirmé. “Nous devons avoir l’honnêteté de nous dire qu’on ne pourra jamais réparer ce crime totalement, parce que c’est impossible.”

L’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a évoqué la résolution adoptée fin mars par l’Assemblée générale de l’ONU, à l’initiative du Ghana, qui fait de l’esclavage et la traite des Africains “les plus graves crimes contre l’humanité”. La France (et d’autres pays européens) s’était abstenue, au motif qu’elle ne veut pas de hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, une position assumée par Emmanuel Macron, qui a annoncé le lancement, avec le Ghana, d’un “travail scientifique international” pour “faire des recommandations très concrètes aux décideurs politiques”.

Le Conseil constitutionnel censure la suppression des zones à faibles émissions

Le Conseil constitutionnel a annoncé qu’il censurait la suppression des zones à faibles émissions. Ce dispositif phare du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, créé en 2019, puis étendu en 2021, qui a introduit les vignettes Crit’Air, prévoyait d’exclure progressivement les véhicules les plus polluants des métropoles afin de lutter contre les particules fines.

Les Sages ont également censuré l’assouplissement des règles sur l’artificialisation des sols. Le Conseil constitutionnel a rejeté ces mesures car elles apparaissent comme un “cavalier législatif”. C’est-à-dire un ajout sans lien suffisant avec le texte initial, dont l’ambition est d’alléger la charge administrative qui pèse sur les entreprises, ou encore de faciliter les projets industriels et d’infrastructures.

Le débat autour des ZFE était revenu à l’Assemblée nationale mi-avril, dans le cadre de l’examen du projet de loi traitant de la “simplification de la vie économique”, censé faciliter les démarches administratives des entreprises. Leur suppression avait été introduite par des amendements LR et RN à l’Assemblée. Dans tous les groupes politiques, y compris ceux favorables au maintien des ZFE, des députés considèrent la mesure mal conçue et potentiellement injuste.


Le retour des ZFE dans la revue de presse de ce matin

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LSDJ (La Sélection du Jour) - Politique Fin de vie : « L'aide à mourir » de nouveau en échec au Sénat - Vendredi 22 mai 2026

 

La Sélection Du Jour
22 Mai 2026 - N°2696

Politique

Fin de vie : « L'aide à mourir » de nouveau en échec au Sénat

Photo : L'absence de consensus sur « l'aide à mourir » contraste avec l'adoption de la proposition de loi « visant à garantir l'égal accès de tous aux soins palliatifs » Crédits : Shutterstock
Le nouveau rejet du texte sur l'euthanasie par le Sénat confirme l'absence de consensus sur « l'aide à mourir ». Les contretemps subis par le processus législatif depuis la dissolution favorisent la prise de conscience de l'enjeu civilisationnel de l'euthanasie. Néanmoins, le gouvernement, rangé du côté des partisans de l'euthanasie, entend faire voter la loi par les députés avant l'été.

« L'aide à mourir » est, selon la chaîne parlementaire Public Sénat, « la clé de voûte de la proposition de loi sur la fin de vie ». « Si l'article 2 n'est pas voté, c'est la version [plus radicale] de l'Assemblée nationale qui devient le texte essentiel » avait averti le rapporteur LR Alain Milon. Mais une majorité de sénateurs l'a rejeté une deuxième fois (la première, en janvier cf. LSDJ n°2644), dans la nuit du 11 au 12 mai. « Vers minuit, après de longs débats entamés en milieu d'après-midi, les élus ont retoqué l'article 2 et la procédure d'aide à mourir pour les malades en fin de vie par 151 voix contre 118 » rapporte Public Sénat. Alors qu'aucune consigne de vote n'avait été donnée au sein des groupes politiques, le compromis proposé par les deux rapporteurs LR a été majoritairement désapprouvé pour des raisons contraires : les uns, surtout à gauche et au centre, trouvaient que le texte remanié par la commission était vidé de sa substance ; les autres, principalement dans les rangs de la droite et du centre, étaient opposés à l'euthanasie, y compris présentée sous une forme édulcorée la restreignant aux personnes dont le pronostic vital serait engagé « à court terme ».

Le compromis élaboré en commission, qui a été rejeté, présentait un « dispositif d'assistance médicale à mourir », supposé s'inscrire dans le prolongement de la loi Claeys-Leonetti autorisant la sédation profonde et continue. Mais celle-ci ne consiste pas à injecter une substance létale, au mépris du serment d'Hippocrate… « Le geste létal reste autorisé, et il y a une forme de confusion avec la sédation profonde. On croit voir une forme de continuum entre ce texte et la loi Claeys-Leonetti, mais je pense qu'il y a une rupture. L'euthanasie, ce n'est pas aller plus loin, c'est aller ailleurs », a expliqué Bruno Retailleau, le président des Républicains. Toujours chez les LR, le député Guillaume Chevrollier a…

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Philippe Oswald

Aide à mourir : le Sénat rejette à nouveau le texte

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