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jeudi 21 mai 2026

La Gazette du Tocsin du jeudi 21 mai - Pourquoi vivons‑nous dans une tyrannie sans tyran ? Mattias Desmet / Louis Fouché

 


Pourquoi vivons‑nous dans une tyrannie sans tyran ?

Mattias Desmet / Louis Fouché





La Gazette du Tocsin du jeudi 21 mai



Aujourd'hui dans la matinale,


Mattias Desmet et Louis Fouché expliquent pourquoi nous vivons objectivement sous une nouvelle forme de totalitarisme ; Régis de Castelnau et Alexandre Langlois fustigent la complaisance de la mairie de Paris, d’une partie des Parisiens et des médias face à la pédocriminalité ; Thomas Séraphine voit dans la mode du tatouage chez les jeunes le symptôme d’une crise de civilisation ; enfin, Guy de La Fortelle décrypte les enjeux du sommet entre Xi Jinping et Vladimir Poutine.


« Le totalitarisme ne peut émerger que lorsque les êtres humains perdent leur humanité. »

Mattias Desmet et Louis Fouchet exposent les rouages du totalitarisme contemporain, mondialisé, techno-scientifique et déraciné. Ils donnent leurs solutions pour échapper à cette tyrannie sans tyrans.

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Comment échapper au totalitarisme contemporain : le remède expliqué

Selon Mattias Desmet nous sommes les témoins d'un basculement historique : l'émergence d’un totalitarisme nouveau, mondialisé, technocratique, qui avance au nom de la raison et de la science. Face à lui, Louis Fouché déroule le décor d’une société déracinée, prête à sacrifier sa liberté pour un peu d’illusion de sécurité. Ensemble, ils mettent des mots crus sur ce que beaucoup d’entre vous ressentent confusément : quelque chose de fondamental s’est brisé, et la question n’est plus de débattre des mesures, mais de savoir comment rester humain dans un système qui, lui, ne l’est plus.


Pour Mattias Desmet nous sommes face à une nouvelle forme de totalitarisme, non plus national et militarisé, mais « mondialiste et technocratique », structurée par le discours d’experts et la rationalité froide des chiffres. Selon lui, « le totalitarisme ne peut émerger que lorsque les êtres humains perdent leur humanité », d’où l’urgence de réfléchir à ce qui nous rend vraiment humains et de « tenter d’être humain les uns envers les autres ». Il insiste sur le rôle décisif de la parole : « le seul remède ou du moins ce qui nous permet de rester humain est intimement lié à l’acte de parole ». Lorsque nous renonçons à dire ce que nous pensons réellement, par confort ou par peur, et que nous nous conformons au discours dominant, « alors nous sommes mûrs pour le totalitarisme ». La crise du Covid devient dans cette perspective un moment révélateur : elle a montré la facilité avec laquelle une société atomisée accepte des mesures extrêmes dès lors qu’elles sont justifiées par une logique pseudo-scientifique et relayées par des institutions vécues comme protectrices. Pour notre audience, cela pose une question très directe : jusqu’où sommes-nous prêts à taire ce que nous voyons, pour rester « dans le camp du bien », et à quel prix politique et moral.



Au cœur de son analyse, Desmet revient sur la « formation de masse », ce processus par lequel des individus isolés, anxieux, déconnectés de leurs communautés, se fondent dans une « foule » psychologique prête à suivre un récit unique, aussi absurde soit-il. Il rappelle que cette dynamique ne naît pas ex nihilo : elle prospère sur des décennies de désancrage social, de perte de repères et de montée d’une bureaucratie abstraite qui remplace les liens réels. Louis Fouché illustre ce basculement avec un exemple frappant : « Il y a 300 ou 400 ans, les gens exerçaient le métier de leur père et de leur grand-père et ils vivaient au même endroit tout le temps […] Mais aujourd’hui aux États-Unis, les gens changent de travail environ 15 ou 20 fois au cours de leur vie, ils déménagent environ 10 à 15 fois ». Ce mouvement produit des individus déracinés, en quête de règles stables, qui « flatteront toutes les figures d’autorité » préservant ce fragile ordre symbolique, même au prix de leurs libertés. Dans un monde où « le chaos s’accélère de plus en plus », prévient Fouché, la réponse dominante sera d’« imposer davantage de règles et de pouvoirs, quelle que soit la justification ». D’où cette impression familière pour beaucoup d’entre vous : plus la réalité devient incertaine, plus le pouvoir resserre l’étau, et plus une partie de la population réclame elle-même cet étau au nom de la sécurité.


Enfin, Mattias Desmet relie ce glissement totalitaire à une mutation plus intime : la perte de notre « enfant intérieur » au profit d’un ego obsédé par l’image et la rationalité instrumentale. Il souligne qu’« contrairement à ce que prétend notre société rationaliste, nous avons perdu le contact avec l’enfant qui est en nous ». Or cet enfant est doué d’une intelligence fulgurante : « au cours des 6 premiers mois de sa vie », il « peut comprendre et distinguer tous les phonèmes de toutes les langues du monde », détecter « les schémas mathématiques les plus complexes immédiatement, 100 fois plus vite qu’un génie adulte ». Cette puissance se perd lorsque l’attention se fixe sur « l’image idéale extérieure » et que naît la pensée rationnelle comme fine couche à la surface de notre vie émotionnelle. Desmet ne rejette pas la raison, mais il avertit : quand une société érige la rationalité technocratique en unique boussole, elle coupe l’être humain de sa créativité, de son intuition, de sa capacité à dire « non » même lorsque tout « semble logique » sur le papier. C’est précisément ce que nous avons vu à l’œuvre lors de la crise sanitaire et que nous retrouvons aujourd’hui dans les politiques climatiques, numériques ou sécuritaires : des mesures parfois déconnectées du réel vécu, mais portées par une machine administrative à laquelle il devient psychologiquement difficile de résister. Reste alors la question qui traverse toute cette conversation et que nous vous posons à notre tour : comment chacun de nous peut-il, concrètement, réhabiliter cette parole vivante et cette part d’enfance qui font obstacle, au quotidien, à la logique glacée du totalitarisme

« Le vrai scandale, c’est que les Parisiens ont voté pour Émmanuel Grégoire ! »

Au lieu de protéger les plus vulnérables, la mairie de Paris a laissé prospérer des prédateurs dans les écoles maternelles, les crèches et le périscolaire, préférant temporiser et déplacer les suspects plutôt que d’alerter les parents. Alexandre Langlois décrit une chaîne de décisions « pourrie de bout en bout », où les enfants deviennent de simples variables d’ajustement budgétaire, tandis que Régis de Castelnau pointe une « défaillance démocratique » majeure : les responsables restent aux commandes, réélus, protégés, et c’est désormais aux familles, aux lanceurs d’alerte et même à des streamers de faire le travail de prévention et d’exposition que l’État et les grands médias refusent d’assumer.

Paris : 84 écoles maternelles au cœur d’un coup de filet pour pédocriminalité

« Dans un monde saturé d’encre et de slogans sur la peau, ne rien afficher devient presque révolutionnaire : la peau nue reste peut‑être le dernier vrai geste de dissidence. »

Et si, à force de slogans encrés sur la peau, notre époque disait surtout son vide intérieur ? Avec son ironie acérée, Thomas Séraphine démonte la « singularité en série » du tatouage de masse, devenu uniforme de ceux qui se croient rebelles alors qu’ils cochent tous les mêmes codes. Il interroge une civilisation qui, ne sachant plus inscrire ses enfants dans une histoire, les laisse s’inventer des armoiries de pacotille...

Séraphine défend les non-tatoués : ode à ceux qui résistent à la mode

« Le grand continent eurasiatique est en train de se faire sans nous : la Russie tourne la page de l’Europe, la Chine sécurise son énergie, et nous, nous n’avons plus ni plan, ni levier, ni voix. »

Pendant que Xi Jinping et Vladimir Poutine redessinent l’échiquier énergétique du continent, l’Europe regarde ailleurs et sacrifie, sans le dire, des décennies de gaz bon marché, de souveraineté et de puissance. Guy de la Fortelle raconte comment notre gaz russe part définitivement vers la Chine, comment Moscou et Pékin bâtissent un bloc énergétique et technologique – jusqu’à la fusion nucléaire – en nous contournant, et pourquoi nous sortons du jeu géopolitique en champions de la naïveté stratégique.

La Russie ferme définitivement la porte à l’Europe ! - Guy de la Fortelle

« Cringe total »

Roxane d’Espalungue vous embarque dans un best‑of féroce de la vie politique française, où ministres, ex‑présidents et Insoumis se ridiculisent à coups de vidéos gênantes, de clips de campagne ratés et de polémiques absurdes sur les « cadavres de vache » ou le Master Poulet.

Le podium du cringe du mois ! - La chronique de Roxane d’Espalungue

Du côté de Bercoff sur le Vif :

« Pour commencer par le dernier que je ne supporte pas, monsieur Macron, lui, il est traître à la nation. »


François Cérésa, écrivain et journaliste, présente son dernier livre Nos amis les traitres qui réportorie les trahisons de nos dirigeants depuis des siècles. De Charles VII à Macron : 1000 ans de trahisons françaises

Bercoff sur le vif 21/05 : De Charles VII à Macron : 1000 ans de trahisons françaises


Du côté de Tocsin Plus :

L'émission de curiosité scientifique d'Alexandre Cuignache


Alexandre Cuigniache reçoit Christian Péronne pour parler des origines artificielles de la maladie de lyme...

Maladie de Lyme, allergie à la viande rouge : Un siècle de manipulations biologiques - Pr. Perronne

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Amnesty International France - Peine de mort : un record d’exécutions depuis 1981

 

Jamais Amnesty International n’avait recensé autant d’exécutions dans le monde depuis 1981.

Plus de 2 700 personnes exécutées en 2025.

+78 % en un an.

Bonjour Maurice,

Derrière ce chiffre historique, une réalité glaçante : une poignée d’États intensifient leur recours à la peine capitale pour réprimer, faire taire et contrôler. L’Iran et les États-Unis figurent parmi les pays ayant fortement accru le nombre d’exécutions recensées cette année.

Près de la moitié des exécutions enregistrées en 2025 étaient liées à des infractions à la législation sur les drogues, en violation du droit international. Pourtant, aucune preuve n’a jamais démontré que la peine de mort était plus efficace qu’une autre peine pour lutter contre la criminalité.

Et malgré cette escalade alarmante, une autre réalité demeure : partout dans le monde, l’abolition progresse.

Aujourd’hui, 145 pays sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Une avancée rendue possible grâce à des décennies de mobilisation citoyenne, de plaidoyer et de combats menés sans relâche.

Les chiffres de la peine de mort dans le monde en 2025

Que fait Amnesty International pour combattre la peine de mort ?

Depuis plus de 50 ans, Amnesty International documente les violations des droits humains liées à la peine capitale, soutient les défenseur·es des droits humains, interpelle les gouvernements et mobilise des millions de personnes à travers le monde pour obtenir justice.

En 1977, seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. Aujourd'hui, ils sont 113.

Ce combat de long terme porte ses fruits. Mais face à la reprise des exécutions dans plusieurs pays, notre mobilisation reste essentielle.

Vos dons permettent de poursuivre ce travail d’enquête, de pression internationale et de mobilisation citoyenne pour faire reculer durablement la peine de mort partout dans le monde.

Agissez contre la peine de mort

Anne Denis

Responsable de la commission Abolition de la peine de mort
Amnesty International France

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