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mercredi 13 février 2013

Déficit à 3% : le gouvernement prépare les esprits à un recul

                                                    Le Nouvel Observateur


Déficit à 3% : le gouvernement prépare les esprits à un recul

Créé le 13-02-2013 à 08h23 - Mis à jour à 15h16

VIDEOS. "Nous pourrons le cas échéant si c'est nécessaire réévaluer, réexaminer" cet objectif, concède pour la première fois Pierre Moscovici, ministre de l'Economie.



                                      Pierre Moscovici a ouvert la voie à une possible révision du chiffre de croissance de 0,8%. (MAXPPP)
                                                    Pierre Moscovici a ouvert la voie à une possible révision du chiffre 
                                                    de croissance de 0,8%. (MAXPPP)

Pour la première fois, le ministre de l'Economie Pierre Moscovicilaisse entrevoir mercredi 13 février une possible révision de l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB. Un peu plus tôt, ses collègues du gouvernement n'ont pas contredit les conclusions du rapport de la Cour des comptes dévoilées la veille et selon lesquelles cet objectif de déficit "n'a que peu de chances d'être atteint [en 2013, NDLR], en raison notamment d'un niveau de croissance vraisemblablement inférieur aux prévisions".
Interrogé à la sortie du Conseil des ministres sur les prévisions économiques  2013, Pierre Moscovici a ainsi ouvert la voie à une possible révision du chiffre de croissance de 0,8% mais aussi pour la première fois de l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB.
"Nous pourrons le cas échéant si c'est nécessaire réévaluer, réexaminer, ces différents objectifs", aussi bien en ce qui concerne la croissance que la réduction du déficit public, a affirmé le ministre de l'Economie, juste après avoir assuré que ces objectifs étaient pour l'instant "maintenus". "Nous savons qu'ils sont difficiles, c'est l'évidence", a aussi déclaré le ministre.
Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a lui reconnu sur France Inter que le respect de cette règle européenne des 3% serait "très difficile" tout en réaffirmant que cet engagement de campagne du président de la République serait maintenu. "La probabilité d'atteindre cet objectif s'est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait, non seulement en France mais plus généralement dans la zone euro et dans le monde."

Avant lui, Laurent Fabius avait estimé qu'il était "probable" que la France ne tienne pas son objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013. "Et par rapport à ça, il faut à la fois qu'on ne coupe pas ce qui reste de croissance, sinon ce serait une faute, mais en même temps qu'on soit sérieux et le mot d'économies fait partie du vocabulaire et de la panoplie", a-t-il ajouté sur Canal+.

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