Mort de l'opposant tunisien Chokri Belaïd : "On a assassiné un démocrate"
Le Monde.fr | • Mis à jour le Par Isabelle Mandraud
L'émotion, considérable en Tunisie dès l'annonce, mercredi 6 février, de l'assassinat par plusieurs tirs de Chokri Belaïd, une figure de l'opposition de gauche, abattu alors qu'il sortait de son domicile, n'a cessé de s'amplifier tout au long de la journée.
Le président tunisien, Moncef Marzouki, revenu précipitamment du Caire, devait intervenir à la télévision nationale. Tous les partis politiques ont, de leur côté, organisé des réunions de crise. Dans l'opposition, quatre d'entre eux – Nida Tounès, Al-Joumhouri, Al-Massar et le Front populaire – ont annoncé la suspension de leur participation aux travaux de l'Assemblée constituante et appelé à une grève générale jeudi 7 février.
A la clinique Ennasr de Tunis, une foule considérable et très émue était déjà présente lors de l'annonce officielle du décès de Chokri Belaïd. Puis l'information s'est rapidement propagée et plus d'un millier de personnes commençaient à s'attrouper devant le ministère de l'intérieur tandis qu'à Paris, un rassemblement devant l'ambassade de Tunisie était organisé dès la fin de matinée....
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