De prolongations en délais, l'avenir de Petroplus toujours suspendu à la justice
Le Monde.fr | • Mis à jour le Par Anna Villechenon
Après l'espoir, la douche froide. Aucune des offres de reprise du site de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, n'est jugée recevable en l'état. Mardi, les syndicats de la raffinerie Petroplus y croyaient encore. Cinq dossiers venaient d'être déposés, dont le dernier dans les cinq dernières minutes de ce long marathon, qui dure déjà depuis plus d'un an.
La veille, Matignon préparait déjà les esprits à la fermeture de ce site de 470 salariés. Cette option était en effet toujours sur la table : les administrateurs judiciaires devaient présenter le contenu des offres déposées lors d'un comité d'entreprise mercredi 6 février en début d'après midi, avant de les transmettre au tribunal de commerce de Rouen, qui, après examen, devait choisir d'en retenir une... ou pas. Depuis le dépôt de bilan du site il y a un an, espoirs et déceptions ont alterné au gré des décisions judiciaires, toujours repoussées, et des candidatures à la reprise, jamais assez solides.
Janvier 2012. La maison-mère Petroplus vient de perdre une ligne de crédit d'un milliard de dollars (765 millions d'euros), gelée par les banques. Les négociations entre la direction du groupe, basée à Zoug (Suisse), et ses créanciers échouent. Sans financement pour acheter du pétrole ni pour faire fonctionner ses raffineries, Petroplus met le 20 janvier en vente sa filiale normande, à l'arrêt depuis le début du mois....
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