Guerre au Mali
MALI. Mais qui contrôle Kidal ?
Créé le 12-02-2013 à 18h38 - Mis à jour le 13-02-2013 à 15h29
Dans la ville épicentre des différents soulèvements touaregs qui ont secoué le Mali depuis l’indépendance, la situation reste très confuse. De notre envoyé spécial.
La ville de Kidal dans le nord du Mali. (Jerome Delay/AP/SIPA)
Qui contrôle Kidal ? Cette ville garnison perdue en plein désert, située à 250 km de la frontière algérienne, était le dernier grand fief des groupes armés islamistes au Nord Mali. Le 30 janvier, les forces françaises ont investi son petit aérodrome et annoncé cinq jours plus tard la prise du reste de la localité. Depuis, rien. Pas d’image, peu d’information. Les médias n’ont pas accès à cette immense contrée aride, enclavée et toujours en guerre.
Une semaine après, et ce malgré la volonté affichée à Paris de restaurer au plus vite la "souveraineté malienne" sur l’ensemble du territoire, aucune autorité légale n’est retournée sur place. Les militaires français ont pris soin de n’associer aucun Malien à leur opération. C’est avec l’aide de l’armée tchadienne qu’ils tentent de sécuriser les lieux. "Il y a une haine anti-touaregs farouche au Sud. C’est la raison pour laquelle on ne souhaitait pas que les soldats maliens se jettent sur Kidal pour commettre encore plus d’exactions", confie un diplomate.
Les Français essayent depuis plusieurs jours de faire revenir le gouverneur, mais se heurte à l’opposition des groupes armés toujours présents dans la ville. "Ils me demandent de l’accompagner afin de faciliter son retour, je réclame en échange un avion chargé de vivre et de médicaments. Je ne vais pas après neuf mois d’absence revenir chez-moi les mains vides", déclare Haminy Belco Maïga, le président de la région de Kidal, replié, comme de nombreux élus du Nord, sur Bamako.
Des risques de pénuries.....
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