Le scandale du « cheval-bœuf » remet au centre le rôle des États dans la répression des fraudes
La veille, la Commission européenne a annoncé que les farines de porc et de volailles seront autorisées pour nourrir les poissons d’élevage à compter du 1er juin. « Oui, ça tombe mal », a réagi le ministre français de l’Agroalimentaire Guillaume Garot.
En France, l’État a procédé à plus de 40 000 contrôles par an qui n’ont révélé que 4 % d’irrégularités, selon le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon. « Mais il est aussi de la responsabilité des professionnels, inscrite dans la loi, de s’auto-contrôler », insiste-t-il. Alain Bazot, de l’UFC-Que Choisir doute des industriels : « quand on les laisse en autorégulation : ce sont bien eux qui pilotent les yeux fermés ».
Le ministre a précisé que le gouvernement allait « durcir les pénalités liées à ce type de tromperies économiques ».
Un document du Sénat a révélé en décembre 2010 que « les effectifs de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont connu une baisse constante depuis plusieurs années à tous les niveaux pour passer de 3 873 agents en 2007 à 3 149 en 2011, soit une baisse de 18,7 %. » En outre, il note « une plus grande marge de négociation laissée entre fournisseurs et distributeurs dans le cadre des relations commerciales ».
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