Chronique d'Evariste
L’assassinat de Chokri Belaïd et le bal des hypocrites dans la gauche française
Mardi 19 février 2013
Il y a un large consensus pour condamner cet assassinat. Tant mieux. Mais la lecture de certains articles écrits sur ce sujet par des organisations de gauche en France laisse un sentiment d’amertume dans la bouche.
Soyons clair ! Chokri Belaïd était un avocat, leader d’une des organisations de la gauche laïque en Tunisie. Son assassinat fait suite à de nombreuses interventions qu’il a faites contre les injustices sociales, pour le combat social, pour la transformation sociale et politique et contre le système islamiste en place autour du parti Ennahda. La veille de son assassinat, il avait fustigé ce parti islamiste comme vecteur de violence contre les citoyens démocrates. Il est clair que localement, un des enjeux du débat était le conflit entre la gauche laïque et la violence islamiste.
Comment interpréter le fait que les nombreux textes des organisations de la gauche française qui condamnent son assassinat, ne disent mot de cette violence islamiste (le terme n’est même pas utilisé !) qui a créé le climat qui a permis son assassinat ? Que dire de telle organisation politique de gauche qui vient de rencontrer le parti islamiste Ennahda1? Que dire des autres discours qui tressent des lauriers au président Marzouki, allié des islamistes d’Ennahda, sans qui la « takia » (le double discours) ne serait pas possible ? Que dire de la participation d’islamistes au forum social altermondialiste de Tunis ? Que dire de tous ceux qui cachent leurs contacts coupables avec telle ou telle forme de l’islam politique ?
Nous qui plaçons au poste de commande la globalisation des combats, qui inclut, entre autres, le combat social et le combat laïque, estimons que nous devons de façon concomitante lutter contre les politiques néolibérales et contre les politiques des intégrismes religieux (comme l’islam politique, l’intégrisme chrétien, etc.).
C’est pour cela que nous pouvons dire que Chokri Belaïd était des nôtres et que nous dénonçons le bal des hypocrites de la gauche « munichoise ».
Soyons clair ! Chokri Belaïd était un avocat, leader d’une des organisations de la gauche laïque en Tunisie. Son assassinat fait suite à de nombreuses interventions qu’il a faites contre les injustices sociales, pour le combat social, pour la transformation sociale et politique et contre le système islamiste en place autour du parti Ennahda. La veille de son assassinat, il avait fustigé ce parti islamiste comme vecteur de violence contre les citoyens démocrates. Il est clair que localement, un des enjeux du débat était le conflit entre la gauche laïque et la violence islamiste.
Comment interpréter le fait que les nombreux textes des organisations de la gauche française qui condamnent son assassinat, ne disent mot de cette violence islamiste (le terme n’est même pas utilisé !) qui a créé le climat qui a permis son assassinat ? Que dire de telle organisation politique de gauche qui vient de rencontrer le parti islamiste Ennahda1? Que dire des autres discours qui tressent des lauriers au président Marzouki, allié des islamistes d’Ennahda, sans qui la « takia » (le double discours) ne serait pas possible ? Que dire de la participation d’islamistes au forum social altermondialiste de Tunis ? Que dire de tous ceux qui cachent leurs contacts coupables avec telle ou telle forme de l’islam politique ?
Nous qui plaçons au poste de commande la globalisation des combats, qui inclut, entre autres, le combat social et le combat laïque, estimons que nous devons de façon concomitante lutter contre les politiques néolibérales et contre les politiques des intégrismes religieux (comme l’islam politique, l’intégrisme chrétien, etc.).
C’est pour cela que nous pouvons dire que Chokri Belaïd était des nôtres et que nous dénonçons le bal des hypocrites de la gauche « munichoise ».
Notre analyse...
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