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vendredi 15 février 2013

Immolation par le feu : un message "à la société toute entière"


                                           Le Nouvel Observateur


Immolation par le feu : un message "à la société toute entière"

Créé le 14-02-2013 à 19h55 - Mis à jour le 15-02-2013 à 16h35

En l'espace de 48 heures, deux chômeurs se sont immolés par le feu quand un collégien et un SDF en ont, eux, été empêchés. Quelle est la portée symbolique de ces actes ?


                              Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le feu devant une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)
                             Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le feu devant
                             une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)

Les quatre drames sont survenus à deux jours d'intervalle. Unchômeur en fin de droits âgé d'une quarantaine d'années a été hospitalisé, ce vendredi 15 février, après avoir tenté de s'immoler par le feu en pleine rue, à proximité d'une école primaire de Saint-Ouen, (Seine-Saint-Denis). Ses jours ne seraient pas en danger. Ce vendredi toujours, un adolescent de 16 ans, a également tenté de s'immoler par le feu dans un collège de La Rochelle. Quelques heures plus tard, un homme d'une trentaine d'années a menacé de faire de même devant un supermarché à Beaune avant d'être maîtrisé par les secours. "Il s'agirait a priori d'une personne sans domicile fixe, quelqu'un qui sur le plan psychologique n'est pas stabilisé", a indiqué la procureur de Dijon, Marie-Christine Tarrare.
Mercredi, devant une agence Pôle emploi à Nantesun autre chômeur en fin de droits a commis le même geste. Dans un mail aux médias locaux, l'homme, âgé de 43 ans, avait fait part de ses intentions : "Je suis allé à Pôle emploi avec 5 litres d'essence pour me brûler, mais c'est fermé le 12/02/2013, alors ça sera demain le 13 ou le 14..."
Ces cas ne sont pas isolé. En août 2012, à la caisse d'allocations familiales de Mantes-la-Jolie, un cinquantenaire privé de RSA depuis quelques mois s'asperge de liquide inflammable avant d'y mettre le feu. Il succombe quelques jours plus tard à l'hôpital. En octobre 2011, c'est un contexte professionnel difficile qui semble pousser une professeur de mathématiques d'un collège de Béziers à commettre le même geste dans la cour de l'établissement, sous les yeux de ses élèves. Six mois plus tôt, un salarié de France-Télécom-Orange s'immolait par le feu sur le parking du centre Pichey de Mérignac, près de Bordeaux....
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