MONDE -
le 11 Février 2013
Rencontre. Syndicalisme
Bernadette Groison : " Ce gouvernement ne peut se contenter d’être élu, il doit agir "
Bernadette Groison est secrétaire générale de la FSU depuis février 2010
Malaise des personnels, rapport avec les ministres, rapprochement avec la CGT… la secrétaire générale de la FSU fait le point sur l’actualité de la fédération syndicale, dont le 7e congrès s’ouvre aujourd’hui à Poitiers.
C’est aujourd’hui que s’ouvre, à Poitiers, le 7e congrès national de la Fédération syndicale unitaire. Née en avril 1993 après l’éclatement de la FEN (Fédération de l’éducation nationale), la FSU fête donc ses vingt ans d’existence. Avec 163 000 adhérents, dont 80 % d’enseignants, elle est la première fédération de l’éducation et la deuxième force syndicale dans la fonction publique d’État. Austérité, refondation de l’école, rapprochement avec la CGT… Bernadette Groison, secrétaire générale depuis février 2010, passe en revue les dossiers chauds du moment.
Après la grève du 31 janvier dans
la fonction publique et celle à venir,
demain, dans les écoles primaires, dans quel état d’esprit la FSU
aborde-t-elle ce congrès ?
Bernadette Groison. C’est un congrès qui tombe au bon moment. On arrive à une période où l’intervention des personnels est indispensable pour peser sur les choix du gouvernement et faire qu’ils aillent dans le bon sens. Nous devons être une organisation qui soit une vraie force de propositions, qui travaille des alternatives aujourd’hui indispensables. Ce congrès, à l’occasion duquel nous fêtons nos vingt ans d’existence, est porteur d’espoir et résolument placé sous le signe de l’avenir.
De quoi allez-vous débattre ?...
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