ALLEMAGNE : Interview de Gotthard Krupp, au lendemain de la conférence de Berlin
La conférence ouvrière qui s’est tenue le 26 janvier, à Berlin, rassemblait 100 participants venus de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, du Bade- Wurtemberg, de Hesse, de Rhénanie-Palatinat, de Saxe, de Basse-Saxe, de Sarre, du Brandebourg et de Berlin. Vingt-sept collègues ont pris la parole. Une délégation qui se rendra à la conférence ouvrière européenne à Tarragone a été désignée.
Gotthard Krupp, est membre de la direction de Ver.di du district de Berlin, membre de la direction de la commission ouvrière du SPD du Land.
Interview
Le 26 janvier dernier à Berlin, tu as présidé une conférence nationale ouvrière. Quel en était le but ?
Les militants réunis dans cette conférence ont une caractéristique commune : celle de combattre contre la politique de déréglementation générale du travail, dite « de l’Agenda », initiée par Schröder, politique que le capital financier veut imposer à tous les peuples et tous les travailleurs d’Europe sous prétexte de s’adapter à l’évolution globale et favoriser la compétitivité.
Le prix à payer par les travailleurs pour cette politique a été l’aggravation de la politique d’austérité, et les privatisations dirigées contre les services publics, contre les communes, l’enseignement, les services de santé. Les universités, les écoles et les jardins d’enfants sont victimes d’un sous-financement dramatique. Le retard des investissements dans les hôpitaux est de l’ordre de 50 milliards d’euros. La retraite à 67 ans ne va faire qu’amplifier la vague de pauvreté chez les retraités et condamner 8 millions de travailleurs à des salaires de misère ou aux licenciements. Tel est le bilan de cette politique.
C’est sous la grande coalition SPD (Parti social-démocrate — NDLR) et CDU (Union chrétienne-démocrate—NDLR) en 2009 que l’obligation de réduire l’endettement a été introduite dans la Constitution, et Peer Steinbrück (candidat du SPD à l’élection présidentielle de 2013—NDR) en a été l’architecte. Avec le TSCG, qui est entré en application le 1er janvier, le gouvernement Merkel s’est donné un instrument supplémentaire pour poursuivre l’offensive entamée par Schröder.
Quels sont les obstacles à la résistance unie des travailleurs, avec leurs organisations, face à cette politique ?....
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