08/02/2013
ALGERIE : Bas les pattes devant l’Algérie ! Editorial de "Fraternité!",
Louisa Hanoune
Editorial du journal Fraternité!, janvier 2013 n° 47
Moins d’une semaine après le début de l’intervention militaire française au Mali, le site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, était le théâtre d’une opération terroriste de prise d’otages d’une grande ampleur.
Le choix d’In Amenas visait, par-delà la destruction des installations gazières, à fournir un prétexte à différentes puissances pour intervenir, y compris militairement, dans notre pays sous couvert de sauvetage des otages. nsi, l’administration américaine a d’emblée annoncé que 1 200 marines stationnés en Italie sont prêts à se diriger vers In Amenas si les autorités algériennes l’approuvaient.
Le choix d’In Amenas visait, par-delà la destruction des installations gazières, à fournir un prétexte à différentes puissances pour intervenir, y compris militairement, dans notre pays sous couvert de sauvetage des otages. nsi, l’administration américaine a d’emblée annoncé que 1 200 marines stationnés en Italie sont prêts à se diriger vers In Amenas si les autorités algériennes l’approuvaient.
L’autre objectif consistait à entraîner l’Algérie dans le bourbier malien : le président français l’a confirmé en déclarant que « cette opération terroriste démontre que l’Algérie doit s’impliquer davantage au Mali ». L’administration américaine, qui soutient l’intervention française, a renchéri, en appelant au retrait de l’armée française pour céder la place à l’armée algérienne dans la direction des opérations.
L’Etat algérien a fait l’objet de toutes sortes de menaces, chantages et pressions extérieurs pour l’amener à négocier avec les terroristes avant et pendant l’assaut de l’Armée nationale populaire (ANP).
Et, mettant à profit l’opération terroriste, Obama a annoncé son intention de porter la guerre en Afrique du Nord, pour « combattre le terrorisme ». Cela au moment où l’intervention française au nord du Mali ravive les tensions tribales (Noirs, Touaregs et Arabes), un processus déjà en cours depuis l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011, qui a ouvert la boîte de Pandore...
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