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lundi 8 avril 2013

Pendant que l’Assemblée nationale ratifie l’accord MEDEF-CFDT de flexibilité du travail, les syndicats non signataires mobilisent pour mardi

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Pendant que l’Assemblée nationale ratifie l’accord MEDEF-CFDT de flexibilité du travail, les syndicats non signataires mobilisent pour mardi

mailly-thibault-lepaon
s'informerDans la nuit de samedi à dimanche, en examinant selon la procédure d’urgence le « projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi », qui résulte de l’Accord National Interprofessionnel (ANI)  conclu par la CFDT, la CGC et la CFTC avec le MEDEF, les députés ont voté la possibilité de négocier  un accord de « mobilité interne » aux entreprises « dans le respect de la vie personnelle et familiale du salarié ». Un tel accord serait validé lorsque signé par les syndicats représentant plus de 50 % du personnel de l’entreprise.
Les amendements communistes visant à instaurer une limite géographique de 50 km ou celle d’une heure de trajet ont été repoussés. De même un amendement visant à suspendre le paiement de dividendes aux actionnaires le temps d’un tel accord. Un salarié qui refusera cette « mobilité » subira un licenciement individuel économique.
Les confédérations syndicales CGT et FO (♣), qui appellent à une journée de grèves et de manifestations mardi prochain contre la « flexibilisation du marché du travail » qu’entraîne à leur yeux cette loi, soulignent que faire prévaloir des accords d’entreprises est une destruction des garanties collectives nationales ; que le contrat de travail signé n’est plus une garantie dès lors que de tels accords peuvent le suspendre ; que la « mobilité » est imposée dès lors qu’un salarié la refusant est licencié ; que la réalité du licenciement économique est effacée par la négociation d’un tel « plan de sauvegarde de l’emploi » dans l’entreprise.


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