Pendant que l’Assemblée nationale ratifie l’accord MEDEF-CFDT de flexibilité du travail, les syndicats non signataires mobilisent pour mardi
Les amendements communistes visant à instaurer une limite géographique de 50 km ou celle d’une heure de trajet ont été repoussés. De même un amendement visant à suspendre le paiement de dividendes aux actionnaires le temps d’un tel accord. Un salarié qui refusera cette « mobilité » subira un licenciement individuel économique.
Les confédérations syndicales CGT et FO (♣), qui appellent à une journée de grèves et de manifestations mardi prochain contre la « flexibilisation du marché du travail » qu’entraîne à leur yeux cette loi, soulignent que faire prévaloir des accords d’entreprises est une destruction des garanties collectives nationales ; que le contrat de travail signé n’est plus une garantie dès lors que de tels accords peuvent le suspendre ; que la « mobilité » est imposée dès lors qu’un salarié la refusant est licencié ; que la réalité du licenciement économique est effacée par la négociation d’un tel « plan de sauvegarde de l’emploi » dans l’entreprise.
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