Viande de cheval : le gouvernement accuse Spanghero
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Le gouvernement affirme que la société "savait" qu'elle vendait du cheval dans des produits censés contenir du boeuf. Son agrément sanitaire a été suspendu. | REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER
Spanghero, l'un des fournisseurs des produits estampillés "bœuf" contenant du cheval en France, est dans la ligne de mire du gouvernement après la publication des premiers éléments de l'enquête, jeudi 14 février. Le ministre de la consommation, Benoît Hamon, a assuré que la société "savait qu'elle étiquetait 'bœuf' de la viande chevaline". Spanghero s'est rendu coupable d'une "tromperie économique" et sera poursuivi, a-t-il ajouté, promettant "d'assainir la filière".
Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a ajouté que Spanghero se voit retirer immédiatement l'agrément sanitaire qui lui permet de traiter de la viande. Une brigade nationale de vétérinaires sera envoyée dans les locaux de l'entreprise, à Castelnaudary, vendredi, pour poursuivre les investigations et expertises. La décision d'un retrait d'agrément définitif ou pas sera prise la semaine prochaine.
S'agissant de la société Comigel, qui a fabriqué les fameuses lasagnes à la viande de cheval, M. Hamon a reconnu qu'elle avait été bernée. Cependant, à ses yeux, cette PME française s'est rendue coupable de "deux négligences en omettant des contrôles qu'elle aurait dû opérer dans son usine luxembourgeoise". Le ministre a évoqué "une architecture commerciale complexe", alors que des cas similaires sont signalés en Grande-Bretagne, en Suisse, en Norvège et en Allemagne.
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LES CARCASSES CONTENANT DE LA PHÉNYLBUTAZONE "IDENTIFIÉES"
Concernant les carcasses de cheval contenant des traces de phénylbutazone, un anti-inflammatoire potentiellement nocif pour l'homme, le gouvernement a indiqué que toutes les carcasses avaient été "identifiées" et n'étaient "pas rentrées dans la chaîne alimentaire", précisant qu'il s'agit d'une "seconde affaire, qui n'a rien à voir".....
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