Tunisie : une foule impressionnante aux funérailles de Belaïd
Créé le 08-02-2013 à 08h18 - Mis à jour à 18h48
Plus d'un million de personnes serait descendu dans la rue sous le regard de l'armée. Revivez les événements minute par minute.
La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège. (Hassene Dridi/AP/SIPA)
- Chokri Belaïd, l'opposant assassiné mercredi, a été inhumé vendredi en début d'après-midi au cimetière d'El-Jellaz, dans la banlieue sud de Tunis, après une procession. La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège qui était accompagné d'une foule extrêmement importante. Le ministère de l'Intérieur a fait état d'un million et demi de personnes dans la rue.
- Une grève générale a été organisée à l'appel du puissant syndicat tunisien, l'Union tunisienne générale du travail (UGTT).
- Les islamistes au pouvoir d'Ennahda ont rejeté la formation d'un gouvernement de technocrates souhaitée par le Premier ministre, Hamadi Jebabli, pourtant numéro 2 du parti...
- La journée de jeudi a été marquée par de nouveaux heurts entre quelques centaines de manifestants et policiers à Tunis, Gafsa (centre), Siliana (nord-est) et Sfax (est). Ces violences ont cependant été moins graves que mercredi, quand un policier avait été tué dans les affrontements ayant impliqué jusqu'à 4.000 manifestants à Tunis.
A lire sur le "Nouvel Observateur" :
> Les 5 acteurs clés de la crise : Du chef d'Ennahda au ministre de l'Intérieur, tour d'horizon des acteurs principaux de la crise tunisienne.
> "A qui profite le crime" ? Antoine Sfeir, directeur des cahiers de l'Orient, livre son analyse sur Le Plus.
> "Belaïd était menacé par l'aile armée d'Ennahda", selon son amie et rédactrice en chef du site d'info "Kapitalis", accusant la milice LPR, liée au parti au pouvoir, d'être derrière son assassinat. Interview.
> PORTRAIT. Belaïd, le symbole de la classe populaire assassiné. Tué mercredi 6 février à l'âge de 48 ans, il était un farouche opposant aux islamistes au pouvoir et un militant de tendance marxiste et panarabe.
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