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dimanche 17 février 2013

Sarkozy : un météorite en pleine tête…

                                                              Marianne


Sarkozy : un météorite en pleine tête…

Dimanche 17 Février 2013 à 05:00 

NICOLAS DOMENACH - MARIANNE

                                                                                AP/SIPA
                                                                                                          AP/SIPA

En plein sur le crâne qui crânait ! La Sarkozie redressait une tête de revanche, quand s’est abattu sur elle le sondage météorite de BVA-Itélé : 62 % des Français ne souhaitent pas le retour de Nicolas Sarkozy. Rude choc pas chic pour ses thuriféraires qui se réjouissaient déjà. Car les médias s’amollissaient à nouveau de complaisance aveugle, et ronronnaient de concert l’inéluctable retour de l’ancien Président, qui en avait tellement « envie » que rien ni personne ne pourrait lui résister. Vaines illusions… 

Ce rappel sondagier du rejet populaire plus fort aujourd’hui qu’hier souligne le dérisoire de toutes les spéculations sottes ou intéressées. Le lobbying sarkophile virulent a en effet réalisé un impressionnant travail d’influence. Ils ont fait passer, y compris dans les cerveaux réputés les meilleurs, le retour du perdant comme une évidence. « Sarkozy demain, tel serait notre destin… » Une confidence à l’un, un battement de cil à l’autre, un jugement assassin sur ses serviteurs d’hier, et il n’en manque pas, un commentaire tueur contre ses successeurs, et il ne les retient pas… et la rumeur Sarkozy enflamme de nouveau Paris. Comme la capitale se croit la France, le pays médiatique s’embrase à son tour. Sans considérer un instant que lorsque les Français ont tourné la page, ils n’ont pas le désir de la réécrire. Plus encore : la défaite du Président sortant en 2009 signait au minimum une coupure nette entre le peuple et lui. Quand le verdict du suffrage universel tombe, on l’a vu autrefois avec Valéry Giscard d’Estaing, il s’abat tel le couperet de la guillotine. Louis XVI ne s’en est jamais remis, et pour cause ! Mais Giscard pas davantage… 

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