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vendredi 15 février 2013

Premières sanctions dans le "chevalgate"

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SOCIÉTÉ -  le 15 Février 2013

Premières sanctions dans le "chevalgate"


         
Spanghero , l'un des fournisseurs de viande de Findus, s'est vu retirer immédiatement son agrément sanitaire
Parce qu’elle « savait qu’elle étiquetait bœuf de la viande de cheval », la société Spanghero s’est vue retirer son agrément sanitaire.
Il y a bien eu fraude dans l’affaire des lasagnes 
Findus. La société Spanghero « savait qu’elle étiquetait de la viande de cheval sous l’étiquette de viande de bœuf, du moins il existe une suspicion forte », a confirmé, hier, le ministre en charge de la Consommation, Benoît Hamon, lors de la présentation des résultats de l’enquête menée par la direction générale de la répression des fraudes.
Quant à la société Comigel, qui fabriquait concrètement le plat cuisiné, elle aurait dû « s’interroger sur le fait que les étiquettes n’étaient pas conformes ». Avant d’éventuelles poursuites judiciaires, l’agrément sanitaire de l’entreprise Spanghero « a été immédiatement suspendu », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a annoncé la poursuite de l’enquête dans les prochains jours pour prononcer des sanctions définitives.
Pendant ce temps, le scandale prenait une nouvelle dimension en Europe. Tandis qu’un premier cas de lasagnes à la viande de cheval a été repéré en Allemagne, l’agence de sécurité alimentaire britannique a détecté des traces de phénylbutazone, un antidouleur proscrit dans l’alimentation, dans six carcasses de cheval. Dont trois ont été retrouvées dans un établissement du Pas-de-Calais. « Cette viande sera détruite », a tenté de rassurer Stéphane Le Foll, mais la menace d’une nouvelle crise sanitaire va accroître encore la défiance des Français envers la qualité des produits alimentaires. D’après un sondage Ifop, elle s’est détériorée depuis dix ans, pour 64 % d’entre eux. Rien de surprenant, après la mise en lumière d’une industrie agroalimentaire dérégulée, avec ses traders et son « minerai de viande »…
Hier, les autorités françaises ont redemandé une meilleure traçabilité des produits transformés en Europe. La veille, les dirigeants de l’Union s’étaient bornés à lancer une campagne de tests ADN dans tous les États membres, reléguant à plus tard la question de la « traçabilité ».
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Pierre Duquesne

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