Heureux ou malheureux, l'épilogue est proche pour la triste saga vécue par les 470 salariés de Petroplus : les candidats à la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), en liquidation judiciaire, avaient jusqu'à mardi 5 février 17 heures pour déposer une offre auprès de l'administrateur en charge du dossier.
Cinq offres de reprise "ont été formellement déposées auprès de l'administrateur judiciaire", dont deux "paraissent sérieuses et financées", a annoncé mardi soir le ministère du Redressement productif d'Arnaud Montebourg. "Il s'agit de l'investisseur suisse Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat", a indiqué le ministère, ajoutant que "le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne".
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a affirmé mardi dans la journée que le"gouvernement français était prêt à prendre une participation minoritaire au capital", mais si et seulement si "une offre crédible [était] faite".
Les différentes offres seront présentées aux salariés lors d'un comité d'entreprise extraordinaire prévu le 6 février dans l'après-midi. Pour eux, c'est le dernier espoir après une lente descente aux enfers.
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