HISTOIRE
Occupation allemande : combien de divisions ?
Dimanche 17 Février 2013 à 12:00
THOMAS RABINO - MARIANNE
Ce débat-là déchire depuis longtemps les historiens de Vichy. Certains accusent en effet le pionnier Robert Paxton d'avoir sous-estimé le nombre de soldats allemands présents en France entre 1940 et 1944, abîmant l'image du pays. Un enjeu symbolique toujours à vif.
CHEVROT CHARLES/SIPA
Rarement posée dans les centaines d'ouvrages consacrés à la période, la question du chiffrage exact des troupes d'occupation allemandes en France se révèle lourde d'implications, et pas seulement pour déterminer le degré de soumission du régime de Vichy. Les Français furent-ils confrontés à une force militaire numériquement faible qui eût été incapable d'imposer sa mainmise sans la collaboration de Vichy, comme le soutient depuis toujours l'historien américain Robert Paxton ? Ou bien l'occupant put-il réellement appuyer sa domination sur des effectifs importants et redoutables ?
Depuis les années 70, Robert Paxton, auteur de la France de Vichy (1973), a vu ses thèses s'imposer jusqu'à occuper une place à part dans le panthéon historiographique : promoteur d'une révolution scientifique qui porte son nom - la révolution «paxtonienne» -, l'historien a largement contribué à la reconnaissance des crimes de Vichy par Jacques Chirac en 1995, suivi par François Hollande en juillet 2012. Son statut d'expert des années noires lui a du reste valu de témoigner aux procès du milicien Paul Touvier en 1994 et de Maurice Papon en 1997. ...
Depuis les années 70, Robert Paxton, auteur de la France de Vichy (1973), a vu ses thèses s'imposer jusqu'à occuper une place à part dans le panthéon historiographique : promoteur d'une révolution scientifique qui porte son nom - la révolution «paxtonienne» -, l'historien a largement contribué à la reconnaissance des crimes de Vichy par Jacques Chirac en 1995, suivi par François Hollande en juillet 2012. Son statut d'expert des années noires lui a du reste valu de témoigner aux procès du milicien Paul Touvier en 1994 et de Maurice Papon en 1997. ...
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