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mardi 5 février 2013

Nouvelle journée noire pour l'emploi

                                             Le Nouvel Observateur


Nouvelle journée noire pour l'emploi

Créé le 05-02-2013 à 11h59 - Mis à jour à 12h54
Petroplus, Goodyear, PSA, Renault... les syndicats et le gouvernement se battent contre les fermetures d'usines.
Depuis l'annonce de la liquidation de Petroplus, les syndicats n'ont pas ménagés leurs efforts pour trouver un repreneur. (CHARLY TRIBALLEAU/AFP)
Depuis l'annonce de la liquidation de Petroplus, les syndicats n'ont pas ménagés
 leurs efforts pour trouver un repreneur. (CHARLY TRIBALLEAU/AFP)

La France a perdu plus d'un millier d'usines depuis 2009, selon une enquête du cabinet Trendeo citée par "Les Echos" mardi 5 février. En 2012, le rythme des fermetures a augmenté de 42% : 266 usines de plus de 10 salariés ont mis la clé sous la porte. Et cette vague de désindustrialisation n'est pas encore stoppée, comme le montre l'agenda social très chargé de ce mardi 5 février.
Le dossier le plus urgent est celui de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Les 470 salariés attendent avec angoisse de savoir si des offres de reprise crédibles vont être déposées mardi avant 17 heures. Lundi soir, Matignon avait jugé "limitées" les chances de trouver un acheteur, au terme d'une réunion de conseillers du Premier ministre Jean-Marc Ayrault avec l'intersyndicale de la raffinerie. A quelques heures de l'expiration du délai fixé par la justice, le ministre du Redressement productif a cependant assuré que legouvernement attendait "plusieurs offres". Arnaud Montebourga aussi annoncé que l'Etat était prêt à prendre une participation minoritaire. En attendant, l'intersyndicale a appelé à un "grand rassemblement" à midi devant le site pétrolier.
  • Presstalis : journée d'action
Très tôt dans la matinée, de nouvelles actions des salariés de Presstalis ont perturbé la distribution des quotidiens nationaux imprimés à travers la France. Ils tentent de peser sur les négociations, lancées en octobre, sur un plan de sauvetage prévoyant de diviser par deux les effectifs (1.250 sur 2.500). Presstalis perdrait entre 2 et 3 millions d'euros par mois.

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