MALI. D'"importantes frappes aériennes" au nord de Kidal
Créé le 03-02-2013 à 10h49 - Mis à jour à 22h32
L'un des principaux responsables du grouple islamiste Ansar Dine a par ailleurs été arrêté près de la frontière algérienne.
Le 28 janvier, au 18e jour de l'opération "Serval", les soldats français et maliens ont
pris le contrôle des accès et de l'aéroport de la cité mythique de Tombouctou, située
à 900 km au nord-est de Bamako. Ci-dessus, un hélicoptère Gazelle de retour de
Tombouctou se pose sur la base de Sévaré, le 28 janvier. (AFP PHOTO / FRED DUFOUR)
L'armée française a mené dans la nuit de samedi à dimanche 3 février des frappes aériennes intenses contre des positions des groupes armés islamistes dans la région de Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, où un haut responsable du mouvement Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) a été arrêté.
C'est autour de Kidal, dans le massif des Ifoghas, que seraient détenus les sept otages français au Sahel, selon Paris. Evoquant leur sort samedi, François Hollande a jugé que "les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages", ajoutant que les forces françaises au Mali en étaient désormais "tout près".
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a aussi jugé dimanche que les quatre otages français enlevés au Niger en septembre 2010 étaient "vivants" et qu'ils se trouvaient "probablement" dans le nord du Mali, "vers la frontière avec l'Algérie, dans les montagnes des Ifoghas".
Des dépôts logistiques visés
La zone de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, près de l'Algérie, a été la cible dans la nuit de samedi à dimanche "d'importantes frappes aériennes", selon le porte-parole de l'armée française, le colonel Thierry Burkhard.
Il a précisé que ces bombardements visaient "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, un peu plus de trois semaines après le début de l'intervention militaire française.
C'est aussi dans cette vaste zone de montagnes et de grottes autour de Kidal que, selon des experts et des sources de sécurité régionales, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés.
Parmi eux, se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région.
Un responsable d'Ansar Dine arrêté ....
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