Reuters/Reuters - Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy à Bruxelles. Les dirigeants européens ont conclu vendredi, après 24 heures de négociations, un accord sur leur budget 2014-2020, en baisse pour la première fois, confirmant l'entrée des institutions européennes dans une austérité qui a gagné tout le continent. /Photo prise le 8 février 2013/REUTERS/François Lenoir moins
BRUXELLES (Reuters) -
Les dirigeants européens ont conclu vendredi, après 24 heures de négociations,
un accord sur leur budget pour 2014-2020, pour la première fois en baisse,
confirmant l'entrée des institutions européennes dans une austérité qui a gagné
tout le continent.
Si les Vingt-Sept ont préservé l'essentiel des politiques
traditionnelles de l'UE (politique agricole commune et cohésion), ils ont revu
à la baisse leurs ambitions initiales concernant les dépenses dites d'avenir
(amélioration de la compétitivité, recherche, innovation, réseaux de
communication, etc.).
Le
président du Conseil européen, qui a rallié leur adhésion à une enveloppe de
960 milliards d'euros de crédits d'engagement en baisse de 3,4% par rapport à
2007-2013, a admis que ce n'était pas le "budget parfait pour tout le
monde".
Mais
"il est tourné vers l'avenir, réaliste et guidé par des préoccupations
pressantes", a ajouté Herman Van Rompuy lors d'une conférence de presse.
"Nous ne pouvions simplement pas ignorer les réalités économiques
extrêmement difficiles de l'Europe."
François
Hollande, qui s'était fait le champion d'un budget ambitieux, a jugé que
c'était "le meilleur compromis possible", compte tenu des
circonstances, et a néanmoins estimé avoir atteint ses principaux objectifs.
La
France juge avoir limité les dégâts concernant la Politique agricole commune
(PAC), qui était dans le collimateur de nombre de ses partenaires, en premier
lieu le Royaume-Uni, qui a mené ces derniers mois une bataille acharnée pour
obtenir le maximum de coupes budgétaires.
Si
l'enveloppe proposée pour l'agriculture et la pêche (près de 373,5 milliards
d'euros) est en recul de 47,5 milliards par rapport au budget 2007-2013, elle
est supérieure de 1,25 milliard par rapport à la mouture de novembre dernier.
La France a droit en outre à un bonus d'un milliard d'euros au titre de l'aide
au développement rural, et l'Italie de 1,5 milliard...
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