Devant ce risque, François Hollande ne pouvait pas donner l'impression d'être passif. Il se devait d'afficher la détermination du gouvernement à endiguer le flot des fermetures d'usines et des licenciements. En marge d'un déplacement lundi, le chef de l'État a donc habilement confirmé qu'une loi sur la reprise de sites "rentables" serait inscrite dans le calendrier parlementaire avant l'été, à la veille d'une manifestation de 2 500 à 3 000 employés de nombreuses entreprises en difficulté (PSA, ArcelorMittal et Sanofi, notamment) pour réclamer une loi contre les "licenciements boursiers" devant le siège de Goodyear à Paris.
Pas de renchérissement des licenciements collectifs
Peu importe si cette proposition ne correspond pas vraiment à sa promesse de campagne de "dissuader les licenciements boursiers". La majorité s'est chargée d'entretenir la confusion entre les deux. L'économiste et députée Karine Berger a ainsi expliqué mercredi matin sur RTL : "La question des licenciements boursiers, c'est la question de savoir si [une usine] peut encore continuer à fonctionner, alors qu'on veut la fermer pour faire plaisir aux actionnaires. Donc, on est au coeur de la solution."...
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