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jeudi 14 février 2013

Licenciements boursiers : le renoncement qui ne dit pas son nom

                                        Le Point

Le Point.fr - Publié le 

François Hollande ne s'attaquera pas "aux licenciements boursiers". La majorité devra se contenter d'une loi sur la cession des sites rentables.

François Hollande ne parle plus de dissuader les "licenciements boursiers", un concept très politique.
François Hollande ne parle plus de dissuader les "licenciements boursiers"
, un concept très politique. © Kenzo Tribouillard / AFP



Persistance de la crise économique, flambée du chômage, plans sociaux en cascade... La conjoncture économique est telle que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a publiquement exprimé sa crainte d'une explosion sociale.
Devant ce risque, François Hollande ne pouvait pas donner l'impression d'être passif. Il se devait d'afficher la détermination du gouvernement à endiguer le flot des fermetures d'usines et des licenciements. En marge d'un déplacement lundi, le chef de l'État a donc habilement confirmé qu'une loi sur la reprise de sites "rentables" serait inscrite dans le calendrier parlementaire avant l'été, à la veille d'une manifestation de 2 500 à 3 000 employés de nombreuses entreprises en difficulté (PSAArcelorMittal et Sanofi, notamment) pour réclamer une loi contre les "licenciements boursiers" devant le siège de Goodyear à Paris. 

Pas de renchérissement des licenciements collectifs 

Peu importe si cette proposition ne correspond pas vraiment à sa promesse de campagne de "dissuader les licenciements boursiers". La majorité s'est chargée d'entretenir la confusion entre les deux. L'économiste et députée Karine Berger a ainsi expliqué mercredi matin sur RTL : "La question des licenciements boursiers, c'est la question de savoir si [une usine] peut encore continuer à fonctionner, alors qu'on veut la fermer pour faire plaisir aux actionnaires. Donc, on est au coeur de la solution."...
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