Le Point.fr - Publié le
Le ministre de l'Intérieur s'est inquiété des risques d"'implosions ou explosions sociales" lors des mouvements sociaux.
"La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière,
la précarité, le chômage, les plans de licenciement, elle est là, elle gronde
depuis des années", a affirmé Manuel Valls sur BFM TV. © Jacques Demarthon /
AFP
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est inquiété mardi des risques d'"implosions ou explosions sociales", assurant que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement lors de mouvements sociaux, car "on ne peut pas casser l'outil de travail". "La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciement, elle est là, elle gronde depuis des années", a reconnu le ministre de l'Intérieur, interrogé sur BFM TV et RMC.
"Aujourd'hui, on assiste moins à des mouvements sociaux qu'à des implosions ou explosions sociales", a-t-il mis en garde. "Il faut en faire l'analyse fine, c'est le travail de l'Information générale (SDIG, ex-renseignements généraux) de la sécurité publique", a-t-il ajouté. Depuis plusieurs mois, le contexte social s'est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus, Goodyear...).
"Menaces sur l'outil de production" (note de service)
Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux. Une note de service, datée du 30 janvier et transmise aux directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne "les risques d'incidents" ou d'éventuelles "menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation d'un conflit".....
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