SOCIAL-ECO -
le 5 Février 2013
Automobile
Le chantage tenté par la direction de Renault n’est qu’un gros coup de bluff (décryptage)
Débrayage sur le site Renault de Sandouville près du Havre, le 29 janvier
La firme fait miroiter des investissements importants dans ses usines en contrepartie d’une régression sociale inédite. Une manœuvre démontée hier par la CGT, chiffres à l’appui.
Hier, lors d’une conférence de presse, la coordination des syndicats CGT du groupe Renault a démontré comment la direction générale du constructeur français « joue au poker menteur avec les salariés et l’État ». En échange de suppressions de postes et d’une casse sociale et salariale, elle garantirait des volumes de production jusqu’en 2016 et la non-fermeture de sites. En réalité, les volumes promis sont déjà très largement budgétisés.
On le sait, la direction tente d’imposer un accord aux syndicats basé sur la suppression de 8 260 emplois, l’allongement du temps de travail, le gel des salaires et la mobilité forcée de salariés entre différents sites, pour réaliser 540 millions d’économies. De quoi « sortir d’une spirale négative, pour rebondir sur des niveaux d’activités qui soient en hausse », justifie la direction. Et si syndicats et salariés ne cédaient pas au chantage ? La direction prétend qu’elle ne pourrait alors plus garantir la production de 700 000 véhicules par an (soit 180 000 de plus répartis sur les cinq sites de montage en France : Douai, Maubeuge, Sandouville, Batilly, Flins), voire qu’elle pourrait fermer des usines. ...
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