Translate

samedi 16 février 2013

La Tunisie victime et complice de tous les sévices

                                

Droite islamiste, Qatar, Algérie, Turquie, Égypte, Tunisie...

La Tunisie victime et complice de tous les sévices

Prise dans le cercle vicieux de la violence, la Tunisie traverse une crise multidimensionnelle, idéologique, politique, économique. Un bilan bien sombre après la destitution de Ben Ali. Face à cette situation le gouvernement tunisien laxiste, produit d’une arnaque électorale, est en panne. Comme attendus le signe avant-coureur d’une recrudescence de la violence, a été annoncé depuis décembre dernier par l’assassinat de Lotfi Nakhd, militant de Nida Tounès, suivi récemment de celui de Chokri Belaïd du Parti Patriote Démocrate, et ce, au moment où les islamistes nourris et assistés par un Qatar aux desseins sournois, n’ont rien trouvé de mieux à faire que l’apologie de la violence.
Pas de solution venant de l’intérieur de la torpeur dans un monde dominé par une crise économique. Dans ce contexte, l’Algérie aujourd’hui entouré de pays en crise où les puissances impérialistes occidentales jouent chacune leur partition en sous-main, a déjà annoncé sa couleur, en repoussant la menace djihadiste comme l’on démontré les forces de sécurité à In Amenas (Sud de l’Algérie).
Nous présentons au quotidien La Nouvelle République d’Alger [http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2013-02-13/lnr....] une analyse économico-politique de cette conjoncture troublante. Cherif Abdedaïm est journaliste et écrivain [http://cherif.dailybarid.com/].
QUESTION NR : Quel bilan pourrait-on faire deux années après le changement de régime en Tunisie ?
Robert Bibeau (RB) : Commençons par le commencement
Il n’y a pas eu de changement de régime en Tunisie, il y a eu changement de la garde prétorienne. Pour analyser, comprendre et expliquer la révolte populaire tunisienne il faut remonter à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010. Voici une « révolution » qui ne parvint jamais à maturation et à trancher le nœud gordien de son passé compradore, et pour cette raison, elle piétine et tourne en rond depuis plus de deux ans maintenant (décembre 2010 à février 2013).
Rappelez-vous, dans un geste dramatique le jeune Mohamed Bouazizi, maçon de sa condition – résigné petit marchand ambulant sur la place du marché – s’immole dans son quartier paupérisé. Face à cette torche humaine, symbole agonisant de la résistance aux exactions de la flicaille locale, avalisée par leurs officiers et haut gradés à rançonner tout métayer, marchand ambulant ou tenancier – ils doivent bien manger ces policiers et quand la solde est maigre et irrégulière les ripoux prolifères.
Divers éléments sont frappants dans cette tragédie. D’un côté, l’indigence du petit peuple tunisien – on pourrait tout aussi bien écrire égyptien, libyen (maintenant qu’il a été soi-disant « libéré » !), yéménite, soudanais et malien – réduit pour partie à la mendicité, au chômage, aux petits boulots, à la débrouille sociale et aux petits larcins, trafics et criminalité en tout genre. De l’autre côté, face à cette misère humanitaire, une ploutocratie bien engraissée, enrichie par les prébendes laisser par les multinationales qui sucent le sang de la classe ouvrière tunisienne – on pourrait tout aussi bien écrire égyptienne, libyenne, yéménite, soudanaise et malienne – une oligarchie prévaricatrice, roublarde, spoliatrice, imposant son pouvoir opprimant, discrétionnaire et s’en mettant plein les poches au milieu du dénuement populaire....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
la-tunisie-victime-et-complice-de-tous-les-sevices-

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire