

La
grève d’hier des enseignants contre le décret Peillon de « réforme des rythmes scolaires » et son projet dit de « refondation de l’école » a mobilisé exceptionnellement. De nombreuses écoles ont fermé, des
manifestations souvent nombreuses ont également marqué la journée, en province comme à Paris, où les organisateurs annoncent 12 000 manifestants, la police 5 800.
Le décret, qui rétablit la semaine de quatre jours et demi et confie aux collectivités locales l’organisation du temps scolaire et périscolaire dans l’école, provoque, avec celle des instituteurs, la résistance de nombreux élus locaux, de leurs personnels, des animateurs, comme de nombreux parents présents dans les manifestations.
Le ministre, interpelé à l’Assemblée nationale, a estimé « légitimes » les inquiétudes, appelant néanmoins les enseignants, les parents, les élus, à « se mettre en mouvement » et accusant l’opposition UMP de vouloir instrumentaliser le débat à des fins électorales.

Le 28 janvier, cinq fédérations syndicales avaient appelé à la grève pour le 12 février, pour «
l’abrogation du décret sur les rythmes, l’abandon du projet de loi, et l’amélioration des conditions de travail et de rémunération ». Le 31, le SNUIPP-FSU, principal syndi-cat du primaire leur a emboité le pas, même s’il ne remet pas en cause le principe d’une réforme, mais «
sa mise en œuvre concrète qui risque de générer des inégalités », selon son secrétaire général. Selon le SNUIPP, 60% des enseignants étaient en grève dans le pays (36,17% pour le ministère), 80% à Paris (62% pour le ministère).
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