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mardi 12 février 2013

La destruction de la protection sociale solidaire continue

                                  ReSPUBLICA, Le journal de gauche, républicain, laïque et social
Protection sociale

La destruction de la protection sociale solidaire continue


Mardi 12 février 2013
Par Bernard Teper
Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info
D’aucuns pouvaient penser qu’après la crise de 2007-2008, nos néolibéraux de droite au pouvoir en France allaient changer les fondamentaux de la politique économique. Rien n’y fit. Ensuite, depuis l’intensification de la crise de la dette, d’aucuns ont cru que les néolibéraux de gauche qui ont remplacé leurs collègues de droite allaient annuler les politiques d’austérité en changeant le logiciel de la politique. Pire, ils persistent et signent en accélérant les politiques néolibérales.Cela ne pouvait surprendre que ceux qui pensent que la crise actuelle peut se résoudre à l’intérieur du capitalisme. Pour ces camarades anti-libéraux, il suffit de suivre telle ou telle prééminence surplombante, c’est-à-dire telle ou telle idée qui à elle seule entraînerait toutes les autres et permettrait par enchantement de résoudre la fameuse crise dont on parle tant.
Alors depuis un certain temps, on mobilise les prix Nobel d’économie qui se sont tant trompés hier et qui semblent intéresser les « impatients du changement ». Leur néo-keynésianisme n’assure cependant aucun service après-vente. Combien d’autres proposent d’autres prééminences surplombantes : la sortie de l’euro (avec qui et quelle majorité ?) et de l’Union européenne (avec quelle stratégie ?). D’autres enfin souhaitent rester dans l’Union européenne et dans la zone Euro mais en créant l’Europe sociale (comme si les dirigeants du capitalisme pourraient l’autoriser dans les conditions de la période !).1
En fait, dans cette crise systémique, les dirigeants du monde (patronat multinational, associations multilatérales et régionales, impérialisme militaire) savent qu’ils ne peuvent plus revenir en arrière et que que leur maintien aux affaires les oblige à persévérer dans le logiciel néolibéral. Et dans ce cadre, c’est bien autour d’une globalisation des combats que nous devons nous mobiliser. Car il s’agit bien d’un affrontement....
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