9 février 2013
Il y a 50 ans mourait Abdelkrim El Khattabi, le Che Guevara maghrébin
Hamadi Aouina
A la mémoire du grand leader maghrébin Abdelkrim El Khattabi, unificateur des luttes maghrébines et fondateur de la lutte anticoloniale au vingtième siècle, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort au Caire le 6 février 1963.
En Algérie, ce fut l’effacement de tout un pan de l’histoire anticoloniale avec de nombreuses figures comme celle d’un des fondateurs de l’Etoile Nord-africaine : Messali Hadj et tant d’autres qui sont tombés dans l’oubli, liquidés physiquement pour nombre d’entre eux. Et comme par hasard, un fil rouge court entre ces « oubliés », ces « vaincus » de l’Histoire et remonte à Abdelkrim.
A l’occasion du cinquantenaire de sa mort, nous voulons rappeler aux jeunes qui s’engagent en politique à l’occasion de la crise révolutionnaire, qui balaye le monde arabe dans ses deux ailes du Maghreb et du Machreq, l’importance de ce personnage clé pour la compréhension de notre histoire contemporaine.
A contre-pied de la nouvelle mode des généalogies mythologiques verticales qui font vieillir les provinces de nos régions à coup de millénaires : « 3000 ans pour la Tunisie... », « 7000 pour l’Egypte... », et dont les protagonistes restent amnésiques à propos de la période contemporaine, celle du vingtième siècle, qui a vu naître, avec Abdelkrim El Khattabi et sa guerre du Rif en 1921, notre longue lutte contre le colonialisme franco-espagnol.
C’est vrai que nous avons hérité cette tradition des généalogies mythiques, « pur produit » des Français, et leurs « gauloiseries ».
Ce sont ces mêmes Français qui nous ont enseigné qu’il valait mieux fêter « Vercingétorix » qui ne parlait, ni ne se considérait « français » contre des « Romains » qui n’étaient, en aucun cas, les ancêtres des habitants de la péninsule italienne d’aujourd’hui, que de célébrer la mémoire d’Auguste Blanqui, le révolutionnaire ayant passé les trois quart de sa vie embastillé par les « Versaillais » et leurs ancêtres thermidoriens, ni d’honorer la Commune de Paris de 1871 et sa semaine rouge où l’on sacrifia 30.000 communards sans compter les dizaines de milliers de prisonniers enfermés dans les bagnes de la Nouvelle Calédonie et de Cayenne en Guyane.
L’unificateur des luttes maghrébines
Abdelkrim est notre Blanqui à nous et sa résistance à l’oppression coloniale notre « Commune du Rif ».
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
il-y-a-50-ans-mourait-abdelkrim-el-khattabi-le-che-guevara-maghrebin.
A l’occasion du cinquantenaire de sa mort, nous voulons rappeler aux jeunes qui s’engagent en politique à l’occasion de la crise révolutionnaire, qui balaye le monde arabe dans ses deux ailes du Maghreb et du Machreq, l’importance de ce personnage clé pour la compréhension de notre histoire contemporaine.
A contre-pied de la nouvelle mode des généalogies mythologiques verticales qui font vieillir les provinces de nos régions à coup de millénaires : « 3000 ans pour la Tunisie... », « 7000 pour l’Egypte... », et dont les protagonistes restent amnésiques à propos de la période contemporaine, celle du vingtième siècle, qui a vu naître, avec Abdelkrim El Khattabi et sa guerre du Rif en 1921, notre longue lutte contre le colonialisme franco-espagnol.
C’est vrai que nous avons hérité cette tradition des généalogies mythiques, « pur produit » des Français, et leurs « gauloiseries ».
Ce sont ces mêmes Français qui nous ont enseigné qu’il valait mieux fêter « Vercingétorix » qui ne parlait, ni ne se considérait « français » contre des « Romains » qui n’étaient, en aucun cas, les ancêtres des habitants de la péninsule italienne d’aujourd’hui, que de célébrer la mémoire d’Auguste Blanqui, le révolutionnaire ayant passé les trois quart de sa vie embastillé par les « Versaillais » et leurs ancêtres thermidoriens, ni d’honorer la Commune de Paris de 1871 et sa semaine rouge où l’on sacrifia 30.000 communards sans compter les dizaines de milliers de prisonniers enfermés dans les bagnes de la Nouvelle Calédonie et de Cayenne en Guyane.
L’unificateur des luttes maghrébines
Abdelkrim est notre Blanqui à nous et sa résistance à l’oppression coloniale notre « Commune du Rif ».
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