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vendredi 8 février 2013

En Tunisie, "il y a eu un repli sur un discours identitaire et populiste"



En Tunisie, "il y a eu un repli sur un discours identitaire et populiste"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                     Sur les lieux de l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd.
                         Sur les lieux de l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd. |
                                                     AFP/FETHI BELAID


Le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a annoncé mercredi 6 février qu'il formera un "gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique" après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, qui a déclenché une vague de violences en Tunisie. Ce gouvernement "aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais", a-t-il déclaré dans une adresse télévisée à la nation.
Le chef du groupe parlementaire Ennahda, dont est issu Hamadi Jebali, a opposé une fin de non-recevoir à la formation d'un gouvernement de technocrates apolitiques. "Nous avons refusé cette proposition (...). Le chef du gouvernement a pris cette décision sans consulter la coalition [gouvernementale] ni le mouvement Ennahda", a annoncé Sahbi Atig, alors que tout cabinet doit être approuvé par l'Assemblée nationale constituante (ANC), où Ennahda contrôle 89 des 217 sièges.
Vincent Geisser, politologue et spécialiste de la Tunisie, analyse la décision du premier ministre tunisien, ainsi que le refus opposé par le parti islamiste Ennahda.
Pourquoi le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a-t-il pris la décision de former un gouvernement de technocrates ?...
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