Tunisie
En Tunisie, «aux protestations sociales, les islamistes répondent par la violence»
Manifestation monstre à Tunis pour accompagner le cercueil de Chokri Belaïd
Pour Ahlem Belhadj, présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates, une partie du camp islamiste joue la carte de la violence pour se maintenir au pouvoir.
Comment réagissez-vous au discours du premier ministre islamiste, Hamadi Jebali, qui promettait mercredi soir
un gouvernement « non partisan », après l’assassinat
de Chokri Belaïd ?
Ahlem Belhadj. Cette réaction
est tardive. Il aurait dû réagir
il y a longtemps. Il a exprimé
une volonté de sortie de crise.
Mais aussitôt, le parti Ennahdha
a rejeté son initiative. Cela témoigne d’une crise désormais ouverte
au sein de ce mouvement. Enfin,
ces propositions sont unilatérales.
Il n’y a eu aucune concertation.
Rien ne garantit la rupture avec
une façon fermée d’exercer le pouvoir et de prendre les décisions. Les islamistes considèrent que la
majorité électorale permet de
tout faire dans un pays en transition. Le pays est plongé dans une grave crise. Nous entrons dans une étape cruciale du processus engagé
en janvier 2011.
Les islamistes sont-ils tentés par le scénario d’une confrontation violente pour se maintenir au pouvoir ?...
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