Ceux qui continuent à se goinfrer sous la gauche
Lundi 4 Février 2013 à 05:00 |
ARNAUD BOUILLIN - MARIANNE
Quand elle était dans l'opposition, la gauche accusait Nicolas Sarkozy d'être le "président des riches". Au pouvoir, que fait-elle pour corriger les excès des profiteurs d'en haut et limiter la gloutonnerie de certaines professions ? Pas grand-chose, hélas ! Enquête sur ceux que ni la crise ni le gouvernement n'empêchent de dormir.
GILE MICHEL/SIPA
Ce fut l'un des thèmes fétiches du sarkozysme finissant : traquer les accros aux allocations chômage, les abuseurs de RSA, les biberonnés aux arrêts de travail, à la carte Vitale, à la CMU... Ces légions fantasmées de prébendiers brandis comme des épouvantails par un régime en fin de règne pour masquer sa propre incapacité à endiguer la montée du chômage et à colmater les trous béants ouverts par la crise dans le portefeuille des ménages. Dans ce concert d'outrances verbales, Laurent Wauquiez, pas encore porte-voix d'une motion UMP portée par La Droite sociale et qui prône, dans un magnifique oxymore, l'exact contraire de son intitulé, s'emporta contre «le cancer de l'assistanat». Son plagiaire de La Droite forte, Guillaume Peltier, jamais avare d'une surenchère, propose, lui, de «supprimer à vie les allocations pour tout fraudeur récidiviste».
Leurs deux motions sont arrivées en tête du dernier vote des militants UMP. On l'a peu relevé, tellement la bouffonnerie Copé-Fillon occupait les esprits. Mais c'est un fait : pour près de la moitié des cadres du principal parti d'opposition, les «profiteurs d'en bas» sont une menace majeure qu'il convient par tous les moyens d'éradiquer. Et ceux d'en haut, qui tous ont largement bénéficié de la mansuétude de l'ancienne majorité, si ce n'est de sa connivence, pour gonfler leur compte en banque déjà replet, qui s'en préoccupe ? Peu de monde à gauche. Encore moins au gouvernement. ...
Leurs deux motions sont arrivées en tête du dernier vote des militants UMP. On l'a peu relevé, tellement la bouffonnerie Copé-Fillon occupait les esprits. Mais c'est un fait : pour près de la moitié des cadres du principal parti d'opposition, les «profiteurs d'en bas» sont une menace majeure qu'il convient par tous les moyens d'éradiquer. Et ceux d'en haut, qui tous ont largement bénéficié de la mansuétude de l'ancienne majorité, si ce n'est de sa connivence, pour gonfler leur compte en banque déjà replet, qui s'en préoccupe ? Peu de monde à gauche. Encore moins au gouvernement. ...
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