CHRONIQUE
Budget européen: la honte...
Dimanche 10 Février 2013 à 05:00 |
NICOLAS DOMENACH - MARIANNE
Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas.
MONASSE/CHINE NOUVELLE/SIPA
Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas. Ce lâche soulagement des dirigeants politiques trop heureux de ne pas avoir ajouté une crise de la Communauté à la Crise économique, c’est le triomphe de la myopie et du « court-termisme ». Sans compter la faute morale qui consiste à accepter une diminution de l’aide alimentaire pour les plus pauvres, il y a dans cette réduction –une première !- des moyens accordés à l’Europe une erreur économique et une démission insupportable de ceux qui ont en charge le destinée de la Communauté, à commencer par la France. Même contrainte, celle-ci n’en a pas moins accepté, enfin son Président, que triomphent les égoïsmes nationaux plutôt que l’intérêt et le rêve européen. Et sans même qu’on s’autorise un éclat, une divergence symbolique, une charge au panache…
Le commandant en chef de la Nation tout auréolé du succès de sa geste guerrière, avait pourtant l’opportunité de faire claquer les mots et le drapeau. « Papa hollande », le libérateur de Bamako pouvait parler fort au nom du peuple africain mais aussi français de l’impérieuse nécessité de faire croître une Europe puissante dont le besoin se fait si cruellement sentir non seulement dans le Monde mais sur notre territoire national. Il en avait d’ailleurs pris l’engagement pendant sa campagne électorale, puis après sa victoire électorale, lorsqu’il assurait que la rigueur en France serait compensée par une relance européenne à laquelle il accrochait son destin et le nôtre. Son silence ensuite face aux tergiversations de Merkell, puis aux provocations libérales de Cameron ne pouvait être qu’une promesse de fermeté future dont il ferait démonstration à Bruxelles....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire