Au NPA, "des divergences perdurent"
LE MONDE | Par Raphaëlle Besse Desmoulières
Olivier Besancenot avait pour ambition d'en faire "un congrès de reconstruction". Las. Après trois jours de débats à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le deuxième congrès du Nouveau parti anticapitaliste s'est conclu, dimanche 3 février, sur "des divergences qui perdurent", selon Sandra Demarcq, porte-parole du courant majoritaire. Signe du malaise, le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) aux présidentielles de 2002 et 2007 n'a pas souhaité s'exprimer à l'issue des débats. "C'était un bon congrès qui a commencé le chantier de refondation du NPA", a néanmoins jugé Christine Poupin, porte-parole du parti.
Les temps sont durs pour le NPA qui, après avoir obtenu 1,15 % des voix à la présidentielle de 2012 avec Philippe Poutou, a perdu son financement public dans la foulée des législatives. Et doit faire face à une hémorragie de militants après le départ de la Gauche anticapitaliste qui a rejoint l'été dernier le Front de gauche. Qu'il semble loin le temps où, en 2007, M. Besancenot atteignait les 4 % à la présidentielle. Ils étaient plus de 9 000 à l'avoir rejoint deux ans plus tard à la création du NPA avec l'idée de créer un parti de masse. Ils ne sont aujourd'hui plus que 2 500 militants. "On ne sort pas d'une crise du jour au lendemain", reconnaissait, mercredi, M. Poutou....
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