Un fonds d'investissement pour draguer les très riches
Lundi 8 Avril 2013 à 10:39 |
LAURENT MAUDUIT*
L'ex-chef de l'Etat travaille à un autre scénario que son retour en politique : il tente de mettre en place un fonds d'investissement réservé aux très grandes fortunes. Baptisé Columbia Investment Company, ce fonds, s'il voit le jour, sera implanté au Luxembourg, avec une antenne à Londres. Récit d'une reconversion dans les affaires, les vraies.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, reçoit à Bruxelles l'ancien président, Nicolas Sarkozy, - SIERAKOWSKI/ISOPIX/SIPA
Quand, le 21 janvier dernier, Mediapart a révélé que Nicolas Sarkozy projetait de créer un fonds d'investissement doté de 500 millions à 1 milliard d'euros, la presse n'y a guère prêté attention. Il a suffi que son ami Alain Minc explique que tout cela n'était qu'une «construction intellectuelle» pour que l'information soit étouffée.
Puis, quand le Financial Times, le 9 mars, a indiqué que le Qatar avait, de son côté, approché l'ancien chef de l'Etat pour lui proposer de prendre la direction d'un autre fonds d'investissement abondé à hauteur de 500 millions d'euros, l'annonce a fait un peu plus de bruit.
Mais, cette fois encore, il a suffi que l'entourage de l'ex-président souligne qu'il recevait effectivement des «propositions» mais n'était «engagé dans aucune», pour que l'information tourne court, elle aussi.
Si l'information du Financial Times concernant l'opération Sarkozy-Qatar est sans doute à manier avec des pincettes - selon de bonnes sources, c'est en fait Nicolas Sarkozy qui a sollicité l'émirat, mais pour l'instant sans parvenir à ses fins -, il est acquis, en revanche, que l'autre projet, celui dont Alain Minc est un des architectes, est avancé. Il a même été couché sur le papier, dans un document confidentiel qui en présente les contours, document queMediapart et Marianne se sont procuré. Précisons toutefois qu'aujourd'hui, dans l'entourage de l'ex-président, certains veulent remiser Columbia Investment aux oubliettes, affirmant que la création de ce fonds interdirait tout retour en politique. Le projet n'en est pas moins avancé...
Puis, quand le Financial Times, le 9 mars, a indiqué que le Qatar avait, de son côté, approché l'ancien chef de l'Etat pour lui proposer de prendre la direction d'un autre fonds d'investissement abondé à hauteur de 500 millions d'euros, l'annonce a fait un peu plus de bruit.
Mais, cette fois encore, il a suffi que l'entourage de l'ex-président souligne qu'il recevait effectivement des «propositions» mais n'était «engagé dans aucune», pour que l'information tourne court, elle aussi.
Si l'information du Financial Times concernant l'opération Sarkozy-Qatar est sans doute à manier avec des pincettes - selon de bonnes sources, c'est en fait Nicolas Sarkozy qui a sollicité l'émirat, mais pour l'instant sans parvenir à ses fins -, il est acquis, en revanche, que l'autre projet, celui dont Alain Minc est un des architectes, est avancé. Il a même été couché sur le papier, dans un document confidentiel qui en présente les contours, document queMediapart et Marianne se sont procuré. Précisons toutefois qu'aujourd'hui, dans l'entourage de l'ex-président, certains veulent remiser Columbia Investment aux oubliettes, affirmant que la création de ce fonds interdirait tout retour en politique. Le projet n'en est pas moins avancé...
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