Salariés des transports urbains de Lille : troisième jour de grève totale
pour l’augmentation des salaires
Avec leurs syndicats, ils réclament une augmentation de salaires de 2,5% et de leur prime de mai, pour passer de 900 à 1200 euros bruts. La direction propose 1,2% pour les salaires. Hier, ils étaient plus de 85% en grève et espéraient être davantage aujourd’hui, après le blocage des discussions avec la direction de l’entreprise.
Celle-ci exige la levée des piquets de grève devant les dépôts de bus avant de reprendre les négociations. Elle a porté plainte et en appelle à la justice pour débloquer les dépôts. Les syndicats sont très soudés. Pour Jean Marc Maurin délégué syndical CGT, «c’est la première fois que l’on nous propose moins que l’inflation». Pour Michel Bernard secrétaire FO de l’entreprise, « on ne lâchera pas, le comportement de la direction est indécent, c’est toujours la surenchère à la production, sans aucun retour, qu’on nous donne les moyens de travailler».
Pour Eric Quinquet, vice-président de la Communauté urbaine lilloise, s’adressant aux salariés, «les usagers ne doivent pas être la variable d’ajustement du dialogue social. Il faut revenir à la raison ».
La Communauté urbaine de Lille, présidée par Martine Aubry, englobe 85 communes dont Lille, Roubaix et Tourcoing. Elle a délégué la gestion du service public de transports à l’entreprise Transpole, société du groupe Keolis.
Lire le reportage sur la grève dans Informations Ouvrières du 23 mai
Un accord a été signé vendredi 17 mai Un accord a été signé ce vendredi dans l’après-midi, par
l’ensemble des organisations syndicales, et les assemblées générales ont décidé la reprise du travail. L’accord prévoit 1,5 % de hausse des salaires, avec effet rétroactif au 1er janvier, et l’abandon des
poursuites contre les grévistes, mais rien sur la prime. Ce n’est évidemment pas ce que les salariés voulaient, mais ils ont néanmoins fait une démonstration de force qui restera dans les mémoires. La grève avait commencé le mardi 14 mai, bloquant la totalité des transports de l’agglomération lilloise.
poursuites contre les grévistes, mais rien sur la prime. Ce n’est évidemment pas ce que les salariés voulaient, mais ils ont néanmoins fait une démonstration de force qui restera dans les mémoires. La grève avait commencé le mardi 14 mai, bloquant la totalité des transports de l’agglomération lilloise.
Catégories: SALAIRES
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