Hollande a présenté son programme à Bruxelles :
deux ans pour accélérer les réformes structurelles
Lors de la conférence de presse qui a suivi, M. Barroso a affirmé que lui-même et M. Hollande partageaient « la même analyse » et que Bruxelles était prêt à accorder à la France deux années supplémentaires pour réduire son déficit public à 3 %. Ce répit devrait être mis à profit par la France pour « accélérer les réformes structurelles » et accroître sa compétitivité. Il avait précisé le matin même qu’il attendait des « réformes crédibles ».
François Hollande a insisté sur les réformes que son gouvernement a déjà engagées, à savoir le pacte de compétitivité et la réforme du marché du travail. Il a confirmé que les deux ans de délai seraient utilisés pour d’autres « réformes de compétitivité ». Il a cité plusieurs pistes : les retraites, l’indemnisation du chômage et la formation professionnelle.
La Commission présentera le 29 mai des recommandations plus précises, comme à tous les États membres. D’ici là, selon M. Barroso, se poursuivra un « dialogue permanent » entre la Commission et les autorités françaises. Il a souligné qu’il avait perçu chez le président Hollande une « volonté réelle de poursuivre des réformes ambitieuses pour la compétitivité ».
Cela faisait seize ans qu’un président de la République ne s’était pas rendu devant la Commission. Le président Hollande a indiqué qu’il était prêt à revenir régulièrement, et ce dès l’an prochain.
Catégories: UNION EUROPEENNE
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