Incidents lors de la fête du PSG : la droite charge Manuel Valls
Certains demandent la démission du ministre de l'Intérieur, après les débordements survenus lundi soir au Trocadéro.
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Leurs réactions n'ont pas tardé. Alors que les incidents lors de la fête du PSG, lundi 13 mai, n'étaient pas encore terminés, plusieurs élus de droite ont fustigé la gestion de cet événement par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
Goasguen demande la démission du ministre
Député-maire du 16e arrondissement de Paris, où se trouve le Trocadéro, Claude Goasguen accuse par exemple Manuel Valls d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs. Lors de ce rassemblement organisé pour accueillir les nouveaux champions de France de football, au lendemain du titre, "la sécurité des personnes, des supporters, des joueurs et des journalistes n'a pas été assurée. La responsabilité du ministre de l'Intérieur est totale et doit être assumée", estime Claude Goasguen, qui conclut en demandant la démission de Manuel Valls.
Au Trocadéro, "les images diffusées en direct ont démontré une véritable et inadmissible confusion au cœur de la capitale dont le premier responsable est le gouvernement", juge également Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP."Où était le préfet de police ? Quels ordres ont été donnés ou n'ont pas été donnés d'agir ? Que faisait concrètement le ministre de l'Intérieur ?", interroge-t-il.
"Valls essaie de tenir un discours de droite, mais gère en bon gauchiste incapable d'anticiper et d'organiser la sécurité", dénonce sur Twitter l'ancienne députée Nadine Morano. Sur le même réseau social, le député-maire UMP de Six-Fours-les-Plages (Var), Jean-Sébastien Vialatte, juge que "les casseurs sont sûrement des descendants d'esclaves, ils ont des excuses. Taubira va leur donner une compensation !" Un tweet qui a suscité des réactions outrées, avant d'être finalement supprimé par son auteur."C'était une énorme connerie. J'ai fait un amalgame stupide (...). Je le regrette", commente-t-il sur Le Lab d'Europe 1.
Le Pen dénonce "l'indigence" de Manuel Valls
A l'extrême droite, Marine Le Pen fustige, elle aussi, "l'indigence de Manuel Valls, qui aurait dû interdire ce rassemblement, au vu des débordements qui avaient déjà eu lieu la veille". Pour la présidente du Front national, ces débordements sont l'œuvre de"racailles" et de "barbares". "Cette razzia commise en toute impunité était pourtant prévisible", déplore-t-elle.
Face à ces critiques, Manuel Valls prévient que les bandes de vidéoprotection et "tous les moyens disponibles" seront mis à la disposition des enquêteurs pour "identifier" les casseurs. Dans un communiqué, le ministre affirme qu'un "important" dispositif de sécurité avait été déployé, et "condamne de la manière la plus ferme le comportement des fauteurs de troubles qui ont gâché ce qui aurait toujours dû rester une fête sportive". Le préfet de police, Bernard Boucault, prévient pour sa part qu'"il n'y aura plus de manifestation du PSG sur la voie publique".
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