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dimanche 7 avril 2013

OffshoreLeaks : le vrai visage de l'évasion fiscale


OffshoreLeaks : le vrai visage de l'évasion fiscale

LE MONDE |  • Mis à jour le 
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C'est l'une des grandes révélations de l'OffshoreLeaks. L'univers opaque des paradis fiscaux n'abrite pas seulement des multinationales, des milliardaires ou des oligarques russes, mais aussi de gros entrepreneurs et des hommes d'affaires, des notables de province et des professions libérales. Ceux-ci ont en commun un goût prononcé pour le secret et, très souvent, une profonde aversion à l'impôt...

Le "Rotary Club" aux îles Caïmans ? "C'est effectivement le vrai visage de l'évasion et de la fraude fiscale, celle, massive, à laquelle l'administration publique se trouve tous les jours confrontée, confirme un haut fonctionnaire. Les projecteurs se braquent sur des personnalités emblématiques. Mais chaque année, des patrons de grosses PME délocalisent des dizaines de millions d'euros dans des juridictions à la fiscalité faible ou nulle."
DES DIRIGEANTS DE GROSSES ENTREPRISES
Parmi les noms français identifiés sur les fichiers du Consortium de journalistes d'investigation (ICIJ) figurent donc des dirigeants de grosses entreprises. C'est le cas de la famille Grosman, la 186e fortune de France selon le classement du magazine Challenges, qui possède notamment les magasins Celio et Jennyfer.
L'enquête conduite à partir des fichiers nous a conduits à une société créée en 2003, aux îles Vierges britanniques, Goldenstump Investments Limited, dont la Financière Namsorg, la holding familiale des Grosman, est actionnaire aux côtés de deux autres investisseurs.
L'un de ces investisseurs est domicilié en France (Samy Marciano, le patron du groupe Folia, spécialisé dans l'import-export de produits de maille, repreneur de Rodier) et l'autre, en Israël (Meier Abutbul, un homme d'affaires très présent dans l'immobilier).
Contactée, Antoinette Grosman, présidente de la Financière Namsorg, confirme les faits. Mais elle précise que la Goldenstump Limited a été spécialement créée pour piloter le rachat d'hôtels en Grande-Bretagne et ne conserve aujourd'hui"qu'un seul actif à Londres". La société offshore aurait été localisée aux îles Vierges britanniques à la demande de son partenaire en Israël.
"UNE SOCIÉTÉ EN PERTES"
Récusant le fait d'avoir tiré un avantage fiscal lié à cette structure, Mme Grosman évoque "une société en pertes". Avant de concéder être intervenue, en 2009, c'est-à-dire en pleine offensive des pays du G20 pour combattre l'opacité des paradis fiscaux, notamment les centres financiers les plus exotiques, afin de transférer la société des îles Vierges vers le Luxembourg, un autre paradis fiscal....
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