CHRONIQUE
Les Français, le « grand coup de balai » et la nausée
Lundi 8 Avril 2013 à 05:00
MAURICE SZAFRAN - MARIANNE
On peut s’agacer de Jean-Luc Mélenchon et de son vocabulaire. Il faut s’agacer de Jean-Luc Mélenchon et de son vocabulaire.
On peut s’inquiéter de Jean-Luc Mélenchon et de ses intonations à la Chavez. Il faut s’inquiéter de Jean-Luc Mélenchon et de ses intonations à la Chavez.
On peut s’irriter de la violence verbale à répétition de Jean-Luc Mélenchon et même estimer qu’elle le dessert. Il faut s’irriter de la violence verbale à répétition de Jean-Luc Mélenchon qui, en effet, le dessert au plan électoral (voir les derniers et récents résultats du Front de Gauche, par exemple à la législative partielle de l’Oise — calamiteux).
On peut s’inquiéter de Jean-Luc Mélenchon et de ses intonations à la Chavez. Il faut s’inquiéter de Jean-Luc Mélenchon et de ses intonations à la Chavez.
On peut s’irriter de la violence verbale à répétition de Jean-Luc Mélenchon et même estimer qu’elle le dessert. Il faut s’irriter de la violence verbale à répétition de Jean-Luc Mélenchon qui, en effet, le dessert au plan électoral (voir les derniers et récents résultats du Front de Gauche, par exemple à la législative partielle de l’Oise — calamiteux).
Une fois tout cela constaté et répété à l’envi, une fois avoir l’esprit collectivement apaisé après s’être livré à une séance de Mélenchon bashing (aussi à la mode que le Hollande bashing), comment ne pas revenir sur cette semaine cauchemardesque qui a sali l’ensemble de la classe politique — et en cela Mélenchon a raison ?
1. Où l’on découvre que les aveux de Cahuzac ne sont pas si spontanés que ça....
Une remarque, essentielle me semble-t-il : une fois encore, une fois de plus, avocats et communicants ont voulu « crétiniser » les citoyens en tentant, en vain, de leur bourrer le mou. Car dans ses aveux, il y a eu deux périodes. D’abord le mensonge : rongé par le remords, Cahuzac a fini par avouer ; et les médias de raconter tant et plus cette sornette. Cahuzac, un personnage romantique. Il fallait oser ; ils ont osé !
Il aura fallu quarante-huit heures aux Français pour comprendre qu’il n’en était rien, qu’on les baratinait comme à l’accoutumée, que l’ex-ministre du Budget était allé rendre visite et compte au juge Van Ruynbeke parce que, stratégiquement il n’avait plus le choix, parce que le magistrat disposait de toutes les preuves, et savait tout, quasiment dans le moindre détail. Voilà tout.
2. Où l’on découvre que Cahuzac a longtemps vécu dans un milieu... d’extrême droite...
C’est un saisissant article du Monde, sans doute le plus retentissant de la semaine, mais passé (relativement) inaperçu : Jérôme Cahuzac, non pas adolescent, mais bel et bien adulte, baignait dans un entourage d’extrême droite.
Convenons au moins qu’un tel grand écart n’est pas courant, qu’on peut s’interroger sur un tel contresens idéologique : d’un entourage GUD, ce groupuscule étudiant à la droite du FN, au Parti Socialiste. On peut donc avoir des doutes, au moins des doutes, quant à la sincérité politique de Cahuzac.
Une remarque, essentielle me semble-t-il : une fois encore, une fois de plus, avocats et communicants ont voulu « crétiniser » les citoyens en tentant, en vain, de leur bourrer le mou. Car dans ses aveux, il y a eu deux périodes. D’abord le mensonge : rongé par le remords, Cahuzac a fini par avouer ; et les médias de raconter tant et plus cette sornette. Cahuzac, un personnage romantique. Il fallait oser ; ils ont osé !
Il aura fallu quarante-huit heures aux Français pour comprendre qu’il n’en était rien, qu’on les baratinait comme à l’accoutumée, que l’ex-ministre du Budget était allé rendre visite et compte au juge Van Ruynbeke parce que, stratégiquement il n’avait plus le choix, parce que le magistrat disposait de toutes les preuves, et savait tout, quasiment dans le moindre détail. Voilà tout.
2. Où l’on découvre que Cahuzac a longtemps vécu dans un milieu... d’extrême droite...
C’est un saisissant article du Monde, sans doute le plus retentissant de la semaine, mais passé (relativement) inaperçu : Jérôme Cahuzac, non pas adolescent, mais bel et bien adulte, baignait dans un entourage d’extrême droite.
Convenons au moins qu’un tel grand écart n’est pas courant, qu’on peut s’interroger sur un tel contresens idéologique : d’un entourage GUD, ce groupuscule étudiant à la droite du FN, au Parti Socialiste. On peut donc avoir des doutes, au moins des doutes, quant à la sincérité politique de Cahuzac.
Et que dire des militants socialistes de Villeneuve-sur-Lot, ceux qui distribuaient des tracts sur les marchés en faveur de Cahuzac, sinon qu’ils furent et sont les cocus de cette duplicité politique ? ....
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