POLITIQUE -
le 8 Avril 2013
Jean-Marc Ayrault ne change pas de politique malgré l'affaire Cahuzac
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"La faute d'un homme ne stoppe pas le combat du gouvernement pour le redressement du pays", a expliqué ce lundi le Premier ministre, qui s'en tient, à propos de l'affaire Cahuzac, à de prochaines "mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité".
Dans un entretien à la Nouvelle République du Centre-Ouest, Jean-Marc Ayrault répond ainsi à l'appel à manifester du Front de gauche le 5 mai prochain "contre l'austérité, la finance et pour la VIè république". "Le message que nous devons envoyer est un message de fond sur le programme du gouvernement", a estimé à ce sujet Pierre Laurent (PCF) dimanche.
"Meurtris et scandalisés"
Le chef du gouvernement ne tirent pas les mêmes conclusions des répercussions des aveux de Jérôme Cahuzac, préférant en rester à la dimension politique de l'affaire."Nous sommes tous meurtris et scandalisés par cette affaire, explique-t-il. Je suis engagé en politique depuis bientôt quarante ans. La sincérité et la vérité devant les citoyens, c'est la base de mon engagement. Alors, je suis révulsé par un tel mensonge. Mais la trahison d'un homme, qui appartient maintenant à la justice, ne doit pas nous décourager. Je veux que nous tirions toutes les leçons, je dis bien toutes les leçons, de ce qui s'est passé."
Jean-Marc Ayrault annonce ainsi préparé en lien avec François Hollande "des mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité. Les sanctions seront durcies, car nous ne pouvons tolérer le moindre manquement de la part de ceux qui sont investis d'une fonction publique". Il cite ensuite pèle-mêle:
- "la fin du cumul des mandats
- la transparence totale sur les patrimoines
- la traque des conflits d'intérêts
- la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux"
"Les sanctions seront durcies, car nous ne pouvons tolérer le moindre manquement de la part de ceux qui sont investis d'une fonction publique", a-t-il ajouté.
Pacte de compétitivité
En revanche, Jean-Marc Ayrault n'évoque aucun changement de cap pour l'action gouvernementale. "La faute d'un homme ne stoppe pas le combat du gouvernement pour le redressement du pays", affirme-t-il, soulignant l'importance du pacte pour la compétitivité et ses 20 milliards de crédits d'impôts offerts aux entreprises sans contrepartie.
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