3 avril 2013
Cahuzac : l’iceberg a frappé le Titanic
Ariane WALTER
Cahuzac a menti devant ses pairs. Impair et passe.
Certains s’étonnent de son aplomb. Mais comment a-t-il pu mentir avec une telle assurance ? Les yeux dans les yeux ? En bloc et en détail, formule aussi ridicule, soufflée par une agence de com, que le dossier que brandissait DSK devant Chazal !
Il n’y a pas menteur plus convaincant que celui qui joue gros. Il déploie l’énergie du désespoir, en jetant ses dernières forces dans la bataille. Pour convaincre. Je l’avais découvert dans ma petite vie, jeune prof, trouvant un élève son cahier sur les genoux qui me jurait ses grands dieux, avec des accents de sincérité bouleversante, qu’il ne copiait pas. Le culot naît de la peur de tout perdre.
Mais peu importe.
Soyons sûr, du moins, que les preuves étaient telles qu’il ne restait qu’à les reconnaître. Cahuzac n’est pas admirable : il est coincé. Mais est-ce une faute grave ? Qu’a-t-il fait, après tout ?
Ce qu’on lui reproche, nonosbtant le concert des vierges effarouchées de la politique, me paraît une bricole.
Il a ouvert un compte dans un paradis fiscal. (Si tu n’as pas de compte dans un paradis fiscal avant cinquante ans, tu as raté ta vie). Et « il aurait » été acheté par quelque lobbyiste, tombant dans le piège du conflit d’intérêt. Alors là, si on démissionne les députés pour de telles broutilles, il n’y aura plus grand monde à Paris et à Bruxelles dans les assemblées ! C’est le tout venant ! Le BA-BA de la fonction parlementaire. Demandez à DSK, qu’on payait en chair fraîche, ou à Guérini, dont les frais d’avocat seront payés par le contribuable, suite à un vote du conseil général !
« Cahuzac déconsidère la vie politique ! »
Pauvre vie politique !
En France, nous vivons une guerre des gangs.
Hier nous apprenions le suicide de Noël Robin, sous-directeur des affaires financières de la PJ. Dans une voiture banalisée de police. Une idée qui, soudain, lui a traversé la tête. Et pas qu’une idée. Suicide qui vient après celui de Metzner. Tous les deux s’étaient occupés de l’affaire Bettencourt. Heu…C’est quand même un peu zarbi, non ?
Comptons les cadavres, comme après une soirée bien arrosée. D’un côté le clan Fauxcialiste : DSK a été débarqué avec une violence qui ressemble à une belle punition mafieuse. Là-dessus mort de Descoing , le directeur de Sciences-po, ami de DSK, que celui-ci, ai-je lu, voulait comme premier ministre. Le dit Descoing, mort dans un hôtel de New-York après s’être énervé avec son ordi qu’il avait jeté par la fenêtre. Là -dessus mort, d’Olivier Ferrand, fondateur de Terra Nova. Arrêt cardiaque après un footing. Mort naturelle. On le souhaite. Puis Cahuzac, qui est traité comme on traite les puissants. On leur fait des dossiers et on laisse mûrir. Certains s’étonnent de voir quelqu’un qui garde des années un enregistrement téléphonique compromettant. Ce n’est pas étonnant. Cela se fait tous les jours. Des enregistrements, des photos, des films.
En face le clan Sarko. Woerth, Lagarde, et maintenant le chef Sarko lui-même avec une accusation sur le dos, qui le rétame complètement et qui, au moment où il est accusé, a ce cri : « Non, ce n’est pas terminé ! » C’est-à-dire ? Si le juge Gentil se suicide…
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
cahuzac-l-iceberg-a-frappe-le-titanic
Certains s’étonnent de son aplomb. Mais comment a-t-il pu mentir avec une telle assurance ? Les yeux dans les yeux ? En bloc et en détail, formule aussi ridicule, soufflée par une agence de com, que le dossier que brandissait DSK devant Chazal !
Il n’y a pas menteur plus convaincant que celui qui joue gros. Il déploie l’énergie du désespoir, en jetant ses dernières forces dans la bataille. Pour convaincre. Je l’avais découvert dans ma petite vie, jeune prof, trouvant un élève son cahier sur les genoux qui me jurait ses grands dieux, avec des accents de sincérité bouleversante, qu’il ne copiait pas. Le culot naît de la peur de tout perdre.
Mais peu importe.
Soyons sûr, du moins, que les preuves étaient telles qu’il ne restait qu’à les reconnaître. Cahuzac n’est pas admirable : il est coincé. Mais est-ce une faute grave ? Qu’a-t-il fait, après tout ?
Ce qu’on lui reproche, nonosbtant le concert des vierges effarouchées de la politique, me paraît une bricole.
Il a ouvert un compte dans un paradis fiscal. (Si tu n’as pas de compte dans un paradis fiscal avant cinquante ans, tu as raté ta vie). Et « il aurait » été acheté par quelque lobbyiste, tombant dans le piège du conflit d’intérêt. Alors là, si on démissionne les députés pour de telles broutilles, il n’y aura plus grand monde à Paris et à Bruxelles dans les assemblées ! C’est le tout venant ! Le BA-BA de la fonction parlementaire. Demandez à DSK, qu’on payait en chair fraîche, ou à Guérini, dont les frais d’avocat seront payés par le contribuable, suite à un vote du conseil général !
« Cahuzac déconsidère la vie politique ! »
Pauvre vie politique !
En France, nous vivons une guerre des gangs.
Hier nous apprenions le suicide de Noël Robin, sous-directeur des affaires financières de la PJ. Dans une voiture banalisée de police. Une idée qui, soudain, lui a traversé la tête. Et pas qu’une idée. Suicide qui vient après celui de Metzner. Tous les deux s’étaient occupés de l’affaire Bettencourt. Heu…C’est quand même un peu zarbi, non ?
Comptons les cadavres, comme après une soirée bien arrosée. D’un côté le clan Fauxcialiste : DSK a été débarqué avec une violence qui ressemble à une belle punition mafieuse. Là-dessus mort de Descoing , le directeur de Sciences-po, ami de DSK, que celui-ci, ai-je lu, voulait comme premier ministre. Le dit Descoing, mort dans un hôtel de New-York après s’être énervé avec son ordi qu’il avait jeté par la fenêtre. Là -dessus mort, d’Olivier Ferrand, fondateur de Terra Nova. Arrêt cardiaque après un footing. Mort naturelle. On le souhaite. Puis Cahuzac, qui est traité comme on traite les puissants. On leur fait des dossiers et on laisse mûrir. Certains s’étonnent de voir quelqu’un qui garde des années un enregistrement téléphonique compromettant. Ce n’est pas étonnant. Cela se fait tous les jours. Des enregistrements, des photos, des films.
En face le clan Sarko. Woerth, Lagarde, et maintenant le chef Sarko lui-même avec une accusation sur le dos, qui le rétame complètement et qui, au moment où il est accusé, a ce cri : « Non, ce n’est pas terminé ! » C’est-à-dire ? Si le juge Gentil se suicide…
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
cahuzac-l-iceberg-a-frappe-le-titanic
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire