| Nouveau plan de sauvetage du FMI pour Chypre |
| Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncémercredi avoir approuvé un plan de sauvetage de Chypre de 1 milliard d'euros, tout en mettant en garde contre les "risques" de dérapage du programme d'économies que le pays devra respecter. Plombé par son secteur financier et la crise de la zone euro, Chypre a reçu un premier prêt de 86 millions d'euros après le feu vert accordé par le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats membres, a annoncé l'institution dans un communiqué. Le Fonds se trouve ainsi formellement engagé dans son quatrième plan de sauvetage international dans la zone euro après celui de l'Irlande, de la Grèce et du Portugal. Au total, le FMI devra verser environ 1 milliard d'euros à Chypre sur trois ans alors que ses partenaires européens débourseront 9 milliards d'euros de prêts sur la même période. Lundi, Bruxelles a déjà versé une première tranche de 2 milliards d'euros. "Les défis à venir sont importants : rétablir la confiance dans le secteur bancaire et réduire les déficits budgétaires et la dette à des niveaux soutenables", a déclaré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, citée dans le communiqué. |
| Amputée de son secteur financier, ancien poumon de l'économie, l'île méditerranéenne devrait considérablement souffrir dans les deux années à venir avec une récession de 8,7 % attendue en 2013 et de 3,9 % en 2014, selon un récent rapport de la troïka. La dette publique devrait flamber cette année et flirter avec les 110 % du produit intérieur brut (PIB). "Des mesures budgétaires supplémentaires représentant près de 5% du PIB seront nécessaires pour ramener la dette sur une trajectoire déclinante", a par ailleurs estimé Mme Lagarde. |
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| Nouvelle baisse de l'emploi salarié |
| Au premier trimestre 2013, l'emploi en France dans les secteurs marchands non agricoles continue son repli (- 20 300 emplois, soit - 0,1 %, après - 44 600 emplois au quatrième trimestre 2012), selon les chiffres de l'Insee. L'emploi dans l'industrie et dans la construction sont en baisse au premier trimestre 2013 (respectivement - 0,4 % et - 0,3 %). L'emploi du tertiaire dans son ensemble est stable. Hors intérim, l'emploi marchand diminue de nouveau ce trimestre (- 31 700 postes, soit - 0,2 %). |
| Dans l'industrie manufacturière, les chefs d'entreprise prévoient une baisse de 4 % des investissements en 2013 par rapport à 2012, selon l'Insee. |
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| Accélération nippone |
| La croissance du Japon s'est accélérée entre janvier et mars, atteignant 0,9 % en rythme trimestriel, grâce à la hausse de la consommation, des dépenses publiques et des exportations, a annoncé le gouvernement jeudi 16 mai. La troisième puissance économique mondiale était sortie au dernier trimestre 2012 d'une récession dans laquelle elle avait plongé en milieu d'année dernière sur fond de conjoncture mondiale déprimée. L'activité s'est quelque peu intensifiée au début 2013, encouragée par une certaine reprise de l'économie américaine ainsi que par diverses mesures de soutien prises par le nouveau gouvernement de droite au Japon. Le moral des consommateurs a fortement rebondi depuis le retour au poste de premier ministre du dirigeant conservateur Shinzo Abe en décembre, dont le parti a largement remporté les élections législatives du même mois. (Lire) |
| Sitôt réinstallé aux commandes, M. Abe a fait pression sur la Banque du Japon pour qu'elle assouplisse davantage sa politique monétaire, afin d'aider le pays à sortir de la déflation. Cette politique a en outre eu pour conséquence de fortement déprécier le yen, dont la vigueur quasi historique des mois et années précédents faisait souffrir les entreprises japonaises tournées vers l'exportation. M. Abe a aussi fait voter un budget supplémentaire de relance contenant notamment des dépenses de grands travaux. |
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| Luxe : le grand écart |
| "Le groupe de luxe suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels, Jaeger Le Coultre, Montblanc...) a annoncé, jeudi 16 mai, des résultats annuels en très forte hausse : son résultat net a atteint 2 milliards d'euros. La veille, l'italien Tods publiait, en raison d'un affaissement de ses ventes en Italie, non compensées par ses belles avancées en Chine et en Amérique, un recul de 3,7 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre, et une baisse de son résultat opérationnel", explique Nicole Vulser dans un article qui paraît ce jeudi dans les pages économie du Monde. "Depuis trois ans, la quasi-totalité des groupes de luxe européens poursuivait au grand galop une croissance qui semblait effrénée. Les 25 à 30 % de hausses annuelles des ventes ou des bénéfices étaient devenues la norme du secteur. Las, la mauvaise conjoncture commence à atteindre certains géants qui pouvaient se croire immunisés contre la crise. C'est le cas de Tods, donc, mais aussi de Louis Vuitton (LVMH) ou Gucci (PPR, bientôt rebaptisé Kering), les deux locomotives des deux grands groupes de luxe français qui doivent désormais se contenter d'une croissance molle", analyse Nicole Vulser. |
| "Cette dichotomie partage le luxe entre les acteurs qui continuent à afficher des résultats étincelants, au-delà ou même très au-delà du fameux 'double-digit' (plus de 10 % de croissance) cher aux analystes financiers et ceux qui passent en dessous de cette barre", ajoute la journaliste. Mais les perspectives sont-elles si sombres ? A lire dans Le Monde. |
| TEXTOS |
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Internet : Google a clôturé pour la première fois mercredi au-dessus des 900 dollars à Wall Street après la présentation d'un nouveau service d'écoute de musique en ligne sur abonnement.
Internet : le commerce en ligne a continué de progresser au 1er trimestre, enregistrant une hausse de 14 % de son chiffre d'affaires à 12,1 milliards d'euros, même si le panier moyen par acheteur recule à un niveau historiquement bas, selon la Fevad. (Lire)
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Sport : le boxeur américain Floyd Mayweather reste le sportif le mieux payé du monde en 2013, largement devant la vedette du basket LeBron James, qui déloge le golfeur Tiger Woods de la 2e place, selon Sports Illustrated. Agé de 36 ans, il a encaissé 90 millions de $ depuis un an.
Zone euro : elle a enregistré en mars un excédent record de 22,9 mds d'€ de son commerce extérieur, après 10,1 mds d'€ en février, selon Eurostat.
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| 2 500 milliards de dollars |
C'est le montant (1 940 milliards d'euros) des pertes économiques dues aux catastrophes depuis 2000, un chiffre au moins 50 % plus élevé que les précédentes estimations internationales, selon un rapport de l'ONU publié mercredi. Le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe a averti dans un rapport de 246 pages que les pertes économiques dues aux inondations, aux tremblements de terre et à la sécheresse continueront d'augmenter à moins que les entreprises prennent des mesures pour réduire leur exposition aux risques de catastrophes. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé le rapport en disant que la révision des pertes dues aux catastrophes dans 56 pays démontre clairement que "les pertes économiques dues aux catastrophes sont hors de contrôle" et ne peuvent être réduites qu'en partenariat avec le secteur privé. Le rapport indique que la mondialisation croissante, la recherche de réduction des coûts, d'une productivité accrue et de livraison rapide "ont conduit les entreprises dans des endroits dangereux avec peu ou pas de prise en compte des conséquences sur les chaînes d'approvisionnement mondiales".
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L'agriculture française bénéficiaire de l'ouverture des marchés
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Une fois n'est pas coutume, lorsqu'elle n'est pas prévue dans le cadre du G20 ou de l'OMC, la libéralisation commerciale des échanges agricoles envisagée par le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) suscite de fortes inquiétudes en France. Mais alors que les autorités françaises défendent ardemment le respect de l'exception culturelle, faudrait-il également exiger une "exception agricole" ? Probablement pas.
En effet, si l'agriculture est encore tenue à l'écart de la crise économique européenne, c'est grâce à son ouverture sur l'extérieur. Qu'il s'agisse des céréales, des produits laitiers et plus récemment de la viande bovine, tous doivent leur redressement au marché mondial. Pour mémoire, la moitié de la production française de blé est destinée à l'exportation. Du côté de la viande bovine, la consommation française est en baisse constante et les exportations ont progressé en 2011 de 9 % et principalement vers les pays tiers. Enfin, l'industrie laitière exporte près de 30 % du lait collecté.
Selon France Agrimer, en 2011, les exportations de produits agroalimentaires ont enregistré une hausse de 15 % par rapport à 2010. En comptabilisant les importations, l'excédent commercial de ce secteur est le deuxième plus important derrière celui de l'aéronautique et atteint un record historique de 11,6 milliards d'euros pour l'année 2012. Avec une part de marché mondiale de 6,5 % dans l'agroalimentaire, la France se situe au même niveau que le Brésil et devant l'Allemagne.
Il est ainsi curieux de vouloir agiter le concept de "préférence nationale" concernant l'agriculture française sans songer à ce qui se passerait si tous nos pays clients faisaient de même, au premier rang desquels les Etats-Unis. Contrairement à une idée trop souvent répandue, notre secteur agricole tire profit du commerce international et pourrait bénéficier d'opportunités dans le cadre du TTIP...
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