| La France en récession, l'Allemagne y échappe de peu |
Le gouvernement maintient sa prévision de croissance à 0,1 % sur l'année 2013 malgré un premier trimestre négatif (- 0,2 %), convaincu qu'une reprise se fera sentir au deuxième semestre, a assuré Bercy mercredi. La France est entrée en récession avec le recul de 0,2 % de son produit intérieur brut au 1er trimestre, qui fait suite à une contraction d'ampleur similaire au dernier trimestre 2012, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Une récession correspond techniquement à un recul du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres consécutifs. Pour l'ensemble de l'année 2012, l'Insee a conservé son estimation d'une croissance nulle, après avoir révisé à la baisse la hausse du troisième trimestre 2012 (0,1 % au lieu de 0,2 %). Les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables au début de 2013 (- 0,1 % après 0 %), tandis que l'investissement poursuit son repli (- 0,9 % après - 0,8 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse légèrement : elle contribue à l'évolution du PIB pour - 0,1 point au 1er trimestre 2013 (après - 0,1 point fin 2012). Les importations sont quasi stables (+ 0,1 % après - 1,3 %), tandis que les exportations continuent de baisser (- 0,5 % après - 0,7 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB (- 0,2 point, après + 0,2 point). Enfin, le comportement de stockage des entreprises contribue faiblement à l'évolution de l'activité : + 0,1 point, après - 0,3 point à la fin de 2012. L'institut a maintenu son estimation d'un déficit public ramené à 4,8 % du PIB en 2012 et d'une progression de la dette, à 90,2 % du PIB. Le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, a expliqué mercredi que l'entrée de la France en récession n'était "pas une surprise" et était "largement due à l'environnement de la zone euro". Son de cloche différent à droite : l'ancien premier ministre François Fillon a affirmé mercredi que la récession était "d'abord un problème français", en renvoyant la responsabilité sur François Hollande, qu'il a notamment appelé à instaurer une hausse du temps de travail.
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| L'économie allemande est lente à gagner de la dynamique, selon l'office fédéral des statistiques (Destatis). Par rapport au trimestre précédent, le PIB a augmenté de 0,1 % au 1er trimestre de 2013. Une des raisons de cette faible croissance au début de l'année a été le temps extrêmement froid. Au cours du dernier trimestre de 2012, l'économie allemande avait subi un recul majeur de - 0,7 %, selon les calculs les plus récents. L'office fédéral indique que pour l'ensemble de l'année 2012, les chiffres du PIB n'ont pas changé par rapport aux données publiées précédemment (+ 0,7 %). |
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| Zone euro à nouveau en recul |
| La récession s'est poursuivie dans la zone euro au premier trimestre, avec un produit intérieur brut en repli de 0,2 %, a indiqué mercredi l'office européen des statistiques, Eurostat, dans une première estimation. C'est un peu plus mauvais qu'attendu, la plupart des analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un PIB en baisse de 0,1 %, après un recul de 0,6 % au quatrième trimestre 2012. L'UE a reculé de 0,1 %. Par comparaison, au cours du premier trimestre 2013, le PIB des Etats-Unis a augmenté de 0,6 % par rapport au trimestre précédent (après + 0,1 % au quatrième trimestre 2012). |
| Parmi les grandes économies de la zone euro, celle de l'Italie s'est contractée plus qu'attendu au cours des trois premiers mois de l'année et affiche désormais sept trimestres consécutifs de récession, une série sans précédent depuis le début des statistiques trimestrielles, en 1970. Le PIB de la 3e économie de la zone euro a reculé de 0,5 % au 1er trimestre par rapport au précédent et de 2,3 % en rythme annuel,selon l'institut national Istat. |
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| Accord-clé en Allemagne sur les salaires |
| Patronat et syndicat du secteur de la métallurgie en Allemagne ont convenu mercredi à Munich (Sud) d'un accord sur une hausse des salaires, après des négociations ardues terminées en pleine nuit. Selon les termes de l'accord, qui court sur vingt mois, les salaires augmenteront en deux temps, après une stagnation en mai et en juin, de 3,4 % à partir du 1er juillet 2013, puis de 2,2 % au 1er mai 2014, ont indiqué les deux parties dans des communiqués. Le syndicat IG Metall revendiquait au départ une hausse de salaire de 5,5 % pour cette année. Cet accord obtenu dans l'Etat régional de Bavière (Sud) a une fonction pilote pour toute l'Allemagne et il permet ainsi d'éviter une grève dure dans la métallurgie, un secteur qui représente au total 3,7 millions de salariés. |
| L'accord salarial dans la métallurgie sert en général d'étalon pour d'autres pans de l'industrie en Allemagne. Cette année il prend aussi une dimension européenne, dans un contexte où les salaires allemands sont scrutés avec attention par ses partenaires. La première économie européenne est largement épargnée par le marasme économique qui touche ses voisins, et beaucoup d'espoirs reposent d'une part sur une hausse du pouvoir d'achat des Allemands pour tirer l'économie de ses partenaires commerciaux, et d'autre part sur une hausse du coût du travail qui nivellerait quelque peu l'avantage compétitif des entreprises allemandes vis-à-vis de leurs concurrentes. |
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| Fort dynamisme d'Iliad |
Iliad, maison mère de Free, a publié mercredi un chiffre d'affaires en hausse de 38,4 %, à 907 millions d'euros au 1er trimestre 2013, dont 294,5 millions pour l'activité mobile. "Ce nouveau trimestre de forte croissance s'explique par l'excellente dynamique commerciale des offres fixes et mobiles", explique le groupe de Xavier Niel, qui souligne dans son communiqué que"quinze mois après son lancement, l'activité mobile représente près du tiers du chiffre d'affaires". De janvier à mars, Free a recruté 870 000 nouveaux abonnés mobiles et 92 000 nouveaux abonnés Internet haut débit, soit "une part de marché de près de 40 % dans les recrutements", qui confirme les "importantes synergies" entre ses activités fixes et mobiles, selon Iliad. |
| Le parc d'abonnés s'élevait au 31 mars à 11,5 millions, dont 6,1 millions d'abonnés mobiles, "soit plus de 9 % du parc métropolitain", souligne Iliad. L'enrichissement depuis décembre des services pour le forfait mobile à 2 euros/mois a permis à Free "d'accélérer sa conquête d'abonnés" sur cette offre, selon la maison mère. |
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| "B -" |
C'est la note, revue à la hausse mardi, par l'agence de notation Fitch concernant la dette souveraine grecque. Auparavant, elle était de "CCC". Fitch évoque un rééquilibrage de l'économie et de nets progrès accomplis dans la réduction des déficits budgétaires et courants, autant d'éléments qui limitent le risque d'une sortie du pays de la zone euro, même si le prix à payer a été lourd en termes de hausse du chômage et de production perdue. "Le prix a été élevé en termes de perte de production et d'augmentation du chômage, et la capacité de redressement reste en question", écrit Fitch. "Néanmoins, un allègement du poids de la dette souveraine et un assouplissement des objectifs budgétaires ont porté les indicateurs de la banque centrale concernant le sentiment économique à leur plus haut niveau en trois ans, et le risque d'une sortie de la zone euro a baissé", ajoute-t-elle. Standard & Poor's avait déjà de son côté relevé en décembre sa note sur la Grèce, l'ayant portée de "défaut sélectif" à "B-", avec une perspective stable, à la suite du rachat d'une partie de la dette du pays et au vu de la "grande détermination des Etats membres de l'Union économique et monétaire européenne à conserver la Grèce dans la zone euro". Moody's attribue une note "C" à la dette souveraine grecque. Ces trois ratings restent en catégorie spéculative. |
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Textile : du Bangladesh au bikini de Beyoncé
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Elle s'affiche partout en ville de façon presque obsédante. Pose sexy, fleur piquée dans une chevelure ondoyante et bikini ajusté. Ces dernières semaines, impossible de rater la chanteuse Beyoncé, nouvelle égérie de la marque de vêtements suédoise H & M.
A l'autre bout du monde, on vient de faire le bilan définitif de l'effondrement, le 24 avril, au Bangladesh d'un immeuble qui abritait des ateliers de textile. Une catastrophe qui a coûté la vie à 1127 personnes. Mille cent vingt-sept victimes, qui s'ajoutent aux huit autres, qui ont péri la semaine dernière à Dacca, dans l'incendie de l'un des 4500 ateliers du pays, qui s'ajoutent aux 111 morts de novembre 2012. Encore un incendie, encore des normes de sécurité précaires pour ne pas dire inexistantes.
Deux extrémités d'une même chaîne, que le consommateur-citoyen occidental a parfois du mal à reconstituer pour faire le lien entre des vêtements à bas prix, gorgés de marketing glamour, et la façon dont on les fabrique, au mépris du droit du travail le plus élémentaire.
Ce grand écart est sans doute devenu trop évident pour être supportable. Le petit million de signatures obtenues par la pétition lancée à la suite de l'effondrement de l'immeuble de Dacca par l'association des droits de l'homme Avaaz a fini par faire bouger un peu les choses. Enfin!
H & M, le premier acheteur de textile au Bangladesh, a fait le premier pas en concluant, lundi 13 mai, un accord avec le syndicat local, IndustriALL, sur les conditions de sécurité des usines dans le pays. Zara, C & A, ou Tesco ont emboîté le pas.
La première vertu de cet accord réside dans son effet d'entraînement...
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