| Feu vert au déblocage de 7,5 milliards d'euros pour la Grèce |
| Les ministres des finances de la zone euro ont donné leur feu vert lundi au déblocage de nouvelles tranches d'aide pour la Grèce, d'un montant de 7,5 milliards d'euros, dans le cadre du plan d'aide accordé au pays au printemps 2012. Cette opération se fera en deux temps : une première tranche de 4,2 milliards d'euros sera débloquée "dans les jours qui viennent", précise l'Eurogroupe dans un communiqué. La seconde tranche, de 3,3 milliards d'euros, sera débloquée en juin, à condition que la Grèce mette en place les réformes sur lesquelles elle s'est mise d'accord avec ses bailleurs de fonds, réunis au sein de la "troïka" (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). Athènes doit notamment "prendre des mesures pour mieux collecter l'impôt et pour réformer son administration", a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem."Nous sommes confiants dans le fait que la Grèce va prendre les mesures nécessaires", a-t-il ajouté. Les ministres des finances de la zone euro ont estimé qu'Athènes avait déjà effectué "de bons progrès", qui ont justifié la décision de déblocage lundi. Une partie de la somme doit théoriquement servir à payer des obligations de la BCE qui arrivent à échéance à la fin de mai. Au début d'avril, les bailleurs de fonds de la Grèce avaient approuvé le versement d'une tranche d'aide de 2,8 milliards euros, bloquée depuis mars. Cette décision avait été prise après l'adoption par le Parlement grec d'une loi controversée autorisant le renvoi de 15 000 fonctionnaires d'ici à la fin de 2014 dans le cadre de la restructuration du secteur public réclamée par la "troïka". |
| La zone euro a maintenu lundi la pression sur la Slovénie, lui demandant d'agir rapidement pour corriger ses déséquilibres macroéconomiques, dans le secteur bancaire notamment, de crainte que le pays ne soit contraint de demander une aide financière internationale. |
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| Plan contre l'évasion et la fraude fiscales |
| Les Européens vont jeter les bases mardi de leur plan contre l'évasion et la fraude fiscales, avant un sommet consacré dix jours plus tard à ce dossier qui a pris une place centrale avec les révélations de l'Offshore Leaks et les appels du G20 à mieux lutter contre ce fléau. La pression est encore montée d'un cran vendredi avec l'annonce par la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Australie du lancement d'une vaste enquête internationale après la réception de milliers de fichiers informatiques sur des comptes secrets dans des paradis fiscaux. Pour leur réunion mensuelle, les ministres des finances des Vingt-Sept auront donc fort à faire, avant le sommet prévu le 22 mai à Bruxelles. Ils "auront la possibilité de traduire des paroles en actes et n'auront pas d'excuse s'ils ne le font pas", a résumé le commissaire européen chargé de la fiscalité, Algirdas Semeta. |
Première tâche : convaincre Vienne de lever partiellement son secret bancaire, comme le Luxembourg vient de s'y engager. L'Autriche est sous intense pression, car elle est désormais le seul Etat membre de l'UE à ne pas autoriser l'échange automatique de données bancaires et à bloquer l'adoption d'une loi européenne sur l'épargne, qui a été remaniée pour mieux lutter contre la fraude fiscale. |
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| Pétrole : l'"onde de choc" américaine |
L'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis va créer une "onde de choc" pour le marché pétrolier mondial, comparable dans ses effets à la hausse de la demande chinoise pour l'or noir, a jugé mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport. Selon la patronne de l'AIE, Maria van der Hoeven, l'accroissement de l'offre pétrolière mondiale menée par l'Amérique du Nord, supérieure à l'augmentation de la demande, devrait "aider à calmer un marché pétrolier qui était relativement tendu depuis plusieurs années". L'AIE prévoit ainsi que la capacité de production de pétrole brut planétaire augmentera de 8,3 millions de barils par jour (mbj) entre 2012 et 2018 pour atteindre 103 mbj, des projections globalement un peu plus élevées que dans son précédent rapport semestriel. Parallèlement, la demande devrait augmenter de 6,9 mbj, à 96,68 mbj. |
| Selon l'agence, la croissance des capacités de production proviendra pour 6 mbj de pays hors OPEP, et parmi ceux-ci, pour 3,9 mbj de l'Amérique du Nord. Cela découle de l'essor de l'extraction des réserves non conventionnelles de brut aux Etats-Unis, comme le pétrole de schiste ou les réservoirs imperméables de pétrole léger exploités notamment dans le Dakota, et des sables bitumineux dans l'Ouest canadien. Leur production se développe spectaculairement depuis plusieurs années dans le sillage du gaz de schiste. |
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| La BPI en proie à des luttes intestines |
| "Cela fait trois mois qu'ils s'échangent des noms d'oiseaux. Trois mois qu'ils s'invectivent. Lui en privé. Elle en public, devant micros et caméras. Trois mois qu'ils s'accusent mutuellement de "dérapages", sans que l'Elysée ni Matignon interviennent pour siffler la fin de partie. Mais à quoi jouent donc Nicolas Dufourcq et Ségolène Royal, respectivement directeur général et vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), le nouveau bras armé de l'Etat, censé "réindustrialiser" la France ? Leurs querelles procèdent-elles de simples réglages de gouvernance? Ou révèlent-elles des conceptions divergentes du rôle que doit jouer la BPI dans l'économie ?" Anne Michel, dans un article qui paraîtra ce mardi dans Le Monde, analyse la situation et les divergences de vision quant au rôle de la BPI, soutien des filières d'avenir ou "pompier" de l'industrie en crise. |
| "Mercredi 15 mai, les parlementaires devaient débattre d'un texte sur la doctrine d'investissement de la nouvelle banque publique, texte que les députés et les sénateurs pourront amender avant son adoption définitive lors du conseil d'administration du 30 mai", note Anne Michel. |
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| 11 milliards de dollars |
Le géant pétrolier brésilien Petrobras a annoncé avoir émis pour ce montant des obligations, signant ainsi le nouveau record d'emprunt réalisé par une entreprise d'un pays émergent. La compagnie contrôlée par l'Etat brésilien, déjà lourdement endettée, lève des fonds à tour de bras pour financer un plan d'investissement gigantesque de 237 milliards de dollars sur cinq ans (2012-2016), destiné à développer les gisements offshore profonds situés au large du Brésil. Rien que cette année, Petrobras compte emprunter autour de 20 milliards de dollars, a indiqué le mois dernier son directeur financier. Dans le détail, l'émission de 11 milliards en six tranches s'est faite en dollars à quatre échéances (trois, cinq, dix et trente ans) à des taux fixes et variables. Les taux fixes varient de 2,14 % à trois ans à 5,76 % à trente ans, a indiqué Petrobras dans un communiqué publié lundi. L'opération se fait aussi alors que l'Etat brésilien vient de mettre aux enchères des nouveaux blocs de prospection pétrolière sur la côte nord-est du pays, attirant de nombreuses compagnies, dont Petrobras, espérant rééditer les grandes découvertes de 2008 au large de la côte sud-est. |
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