POLITIQUE -
le 14 Mai 2013
Incidents PSG: la droite s'en prend à Manuel Valls et dérape
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La droite parisienne et les députés UMP s'en sont donné à coeur joie à l'encontre du ministre del'Intérieur et du Préfet de police de Paris, au lendemain des affrontements du Trocadéro qui ont opposé des hooligans et des casseurs aux forces de sécurité du Trocadéro.
"Il y a un problème de compétence dans l'organisation des forces de sécurité. Le premier exposé, c'est le préfet de police, à moins que le ministre considère que c'est de sa responsabilité et en tire les enseignements", a dégainé le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, demandant la constitution d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la sécurité des grands événements et manifestations à Paris.
Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, a carrément demandé la démission du ministre. L'ancien Premier ministre François Fillon a joué de l'art de la litote, en appelant le président François Hollande à "sanctionner sans délai les responsables du fiasco" de la veille à Paris, sans désigner nommément ces responsables. Quant à Nadine Morano, elle a distillé ses tweets assassins dès les premiers incidents.
Valls "compte poursuivre sa mission"
"Pour la droite, il est inacceptable, insupportable de constater que la gauche représente l'ordre républicain", a rétorqué sur Europe 1 Manuel Valls qui a balayé les appels à démissionner, dénonçant en même temps "une mise en cause des forces de l'ordre qui est inacceptable de la part des élus". "Je compte poursuivre ma mission", a-t-il ensuite assuré à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement.
Alors qu'on lui reprochait un manque d'anticipation à la suite des premiers incidents survenus dimanche, il a répondu que "personne hier (lundi) n'a proposé que cette fête se passe au Parc des Princes". Y compris Claude Goasguen qui, selon le ministre, "n'a pas fait part de ses craintes" en tant que maire du XVIe arrondissement.
Manque de renseignements
Le ministre de l'Intérieur a défendu mardi ses troupes dont le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, responsable du maintien de l'ordre dans la capitale dont la tête a été réclamée par le président de l'UMP, Jean-François Copé. Il a cependant annoncé qu'il allait demander un "rapport précis sur les événements" de lundi au Directeur général de la police nationale (DGPN) ainsi qu'au préfet de police.
Des sources policières, interrogées par l'AFP mardi, ont estimé que le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés mardi soir au Trocadéro était "sans doute suffisant en nombre" mais que le dispositif "a manqué d'anticipation et de renseignement en amont pour bien l'adapter, le positionner et le renforcer éventuellement".
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