Incidents au Trocadéro : la police était-elle mal préparée ?
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
Les heurts qui ont éclaté lundi soir place du Trocadéro entre supporteurs du PSG et forces de l'ordre auraient-ils pu être évités ? C'est ce que croit Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, qui accuse les autorités d'avoir sous-estimé l'ampleur de la cérémonie. "Nous avons été débordés"alors que "nous savions tous ce qui aurait pu se passer", assure le secrétaire national, Fabien Vanhemeryck.
Patrice Ribéiro, de Synergie (second syndicat d'officiers) pense également qu'il y avait eu "sous-estimation du risque" et "de la dangerosité" des présumés auteurs des incidents, qui "avaient déjà agi dimanche sur les Champs-Elysées". Ce sont des "casseurs venus de banlieue, on savait qu'ils allaient revenir (...) Reste à déterminer les responsabilités", note le syndicaliste.
La préfecture de police, elle, se défend d'avoir minimisé l'événement. Au total, 800 agents étaient mobilisés et 21 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles et dégradations, a annoncé Bernard Boucault, le préfet de police de Paris, en soulignant qu'il y avait des milliers de casseurs. "Il n'y aura plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG", a-t-il ajouté.
LA VIDÉOPROTECTION POUR IDENTIFIER LES CASSEURS
Les bandes de vidéoprotection seront mises à la disposition des enquêteurs pour "identifier" les casseurs qui ont sévi à Paris, a déclaré dans la soirée le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, confirmant que 30 personnes ont été blessées. "Une minorité de participants, pour partie composée de supporteurs de la mouvance ultra et pour partie de groupes de jeunes casseurs, ont provoqué bousculades et mouvements de foules", déplore-t-il.
"Je tiens à saluer le travail du préfet de police et des forces de l'ordre qui, en concertation avec la Ligue de football professionnel et le club, ont rapidement ramené l'ordre à Paris et maîtrisé les débordements", a déclaré de son côté la ministre des sports Valérie Fourneyron dans un communiqué.
"C'est dommage qu'il y ait eu une poignée de perturbateurs, les débordements ont été contenus, la fête n'a pas été gâchée", a par ailleurs estimé le maire de Paris, Bertrand Delanoë, venu remettre le trophée avec le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Frédéric Thiriez, et du président du club de la capitale, Nasser al-Khelaïfi.
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