Chronique d'
Le lobby bancaire fait la loi face aux régulateurs : révision à la baisse de Bâle III
Jeudi 24 janvier 2013
Le comité de Bâle, régulateur mondial des banques, avait décidé en 2010 de règles prudentielles dites Bâle III, pour renforcer la résistance des banques en cas de nouveau krach. Il vient d’assouplir lesdites mesures.
Comme vous le savez, quand les banques prêtent de l’argent, elles n’ont pas cet argent, elles le créent, par inscription en compte. Pour sécuriser la création monétaire, elles doivent donc répondre à des règles concernant les ratios de leur bilan, notamment le ratio de fonds propres qu’elles doivent garder en réserve par rapport aux prêts consentis.
Dans le projet Bâle III de 2010, les actifs « très liquides » retenus pour le calcul du ratio étaient essentiellement composés des obligations gouvernementales et des fonds déposés auprès des banques centrales. Aujourd’hui, les régulateurs du comité de Bâle ont élargi la prise en compte des fonds pertinents à certaines actions, aux obligations d’entreprises notées au-delà de BBB- et à des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels très bien notés.
Initialement, en 2010, l’hypothèse de crise à laquelle les banques devraient pouvoir résister pendant 30 jours, était que pendant ce temps, elles verraient les particuliers réduire leurs dépôts de 5% et les entreprises clientes actionner 100 % de leurs lignes de crédit. Dans la nouvelle version, l’hypothèse est radoucie de 5 à 3% pour les particuliers et à 30 % pour les entreprises.
Selon les dispositions de 2010, la mise en conformité devait avoir lieu au plus tard le 1er janvier 2015. Aujourd’hui, elle est reportée à 2019 !
Comme vous le savez, quand les banques prêtent de l’argent, elles n’ont pas cet argent, elles le créent, par inscription en compte. Pour sécuriser la création monétaire, elles doivent donc répondre à des règles concernant les ratios de leur bilan, notamment le ratio de fonds propres qu’elles doivent garder en réserve par rapport aux prêts consentis.
Dans le projet Bâle III de 2010, les actifs « très liquides » retenus pour le calcul du ratio étaient essentiellement composés des obligations gouvernementales et des fonds déposés auprès des banques centrales. Aujourd’hui, les régulateurs du comité de Bâle ont élargi la prise en compte des fonds pertinents à certaines actions, aux obligations d’entreprises notées au-delà de BBB- et à des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels très bien notés.
Initialement, en 2010, l’hypothèse de crise à laquelle les banques devraient pouvoir résister pendant 30 jours, était que pendant ce temps, elles verraient les particuliers réduire leurs dépôts de 5% et les entreprises clientes actionner 100 % de leurs lignes de crédit. Dans la nouvelle version, l’hypothèse est radoucie de 5 à 3% pour les particuliers et à 30 % pour les entreprises.
Selon les dispositions de 2010, la mise en conformité devait avoir lieu au plus tard le 1er janvier 2015. Aujourd’hui, elle est reportée à 2019 !
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PPPPPPPour variste
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