Après l’Irak, l’Afghanistan, la Libye…le Mali : “la guerre
sans fin”
C’est le titre d’un article d’Informations Ouvrières du 24 janvier citant l’hebdomadaire Jeune Afrique (20-26 janvier) qui ne craint pas de pronostiquer une « guerre sans fin », « une sale guerre ». Il souligne que dans cette « sale guerre » l’Algérie est en ligne de mire et rappelle : « dès le début, nous avons dénoncé dans ce journal les tentatives d’entraîner l’Algérie dans cette guerre qui, par-delà le Mali, menace directement tous les peuples du Sahel. »
Et de citer le « Quotidien d’Oran » (17 janvier) : « Il y a manifest
ement volonté quelque part de forcer la main à l’Algérie et de la pousser à s’impliquer militairement plus loin qu’elle n’en a eu l’intention depuis le début de la crise malienne. »
Tous ceux qui soutiennent cette intervention prétextent « l’appel à l’aide du gouvernement malien » de Dioncounda Traoré afin de rétablir la démocratie. Ce qu’ils oublient de mentionner, c’est que ce président n’est en réalité qu’un « président intérimaire » désigné sur commande des grandes puissances à travers l’Organisation de l’unité africaine (OUA), après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo. Il ne dispose d’aucune légitimité.
L’article rappelle enfin que les groupes islamistes contre lesquels a été officiellement déclenchée l’intervention militaire de la France sont financés et armés par le Qatar, ce « grand ami » de la France et des Etats-Unis.
Notre journal consacre également une page au compte-rendu de la séance de l’Assemblée nationale du 16 janvier dans laquelle s’est manifestée l’union nationale en appui à la guerre. Le tour des groupes parlementaires étant fait, le ministre des Armées, Jean-Yves Le Drian, a pu se « réjouir du soutien unanime qui s’est manifesté cet après-midi. C’est la grandeur de la représentation nationale que de savoir se rassembler, par-delà les opinions politiques, lorsque la gravité de la situation l’exige. »
A l’encontre de cette union nationale, le conseil fédéral national du POI réuni le week-end dernier a approuvé le communiqué des quatre secrétaires nationaux condamnant l’intervention militaire française au Mali.
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