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mardi 15 janvier 2013

«Révolution» ou «tripatouillage» ? Les nouvelles règles électorales au menu du Sénat


«Révolution» ou «tripatouillage» ? Les nouvelles règles électorales au menu du Sénat


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Un scrutin binominal homme/femme, des élections repoussées d’un an, un redécoupage électoral qui divise par deux le nombre de cantons : le Sénat commence l’examen des nouvelles règles pour l'élection des conseillers généraux. Au passage, ils changent de nom pour conseillers départementaux.
Certains parlent de « révolution ». D’autres crient au « tripatouillage ». Les sénateurs examinent à partir de mardi soir un texte qui va largement changer les choses dans les territoires, après la suppression du conseiller territorial voulu par Nicolas Sarkozy. Le texte du gouvernement prévoit de modifier les règles électorales pour l’élection des conseillers généraux. Au passage, ils changeront de nom pour conseillers départementaux. Plus clair. Ce scrutin d’un genre nouveau sera majoritaire à deux tours binominal homme/femme. Concrètement, il faudra voter pour un ticket composé d’un homme et d’une femme. Jusqu’ici, le scrutin était majoritaire uninominal à deux tours. Les 4000 conseillers départementaux siègeront dans les 101 conseils départementaux, qui prendront donc le relais des conseils généraux actuels.
Le nombre de conseillers départementaux sera inchangé. Conséquence : le nombre de cantons sera divisé par deux. Il faudra donc redécouper les cantons tout en prenant en compte l’évolution de la démographie.
Les élections, initialement prévues en 2014, seront reportées d’un an, en 2015. Manière d’éviter un embouteillage législatif. Sénatoriales, européennes et municipales sont en effet prévues en 2014. Autre innovation : les électeurs éliront les conseillers des communautés de communes, d’agglomération ou urbaine par fléchage, lors du scrutin.

« C’est du jamais vu dans l’histoire »

A droite, on dénonce « un tripatouillage » électoral. « C’est du jamais vu dans l’histoire de la République d’élire deux personnes comme cela », lance l’ex-ministre et sénateur UMP Henri de Raincourt. Et d’ajouter : « C’est stupide, baroque. C’est une innovation diabolique, c’est grotesque… » ....
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